C’était une promenade comme tant d’autres, un de ces moments de complicité simples entre un maître et son chien. Pour David Wiame et son berger australien, Lanko, ce devait être une sortie banale. Mais en quelques secondes, le quotidien a basculé dans l’horreur.
Soudain, Lanko s’est affaissé, pris de convulsions. « Je l’ai vu s’écrouler devant moi », raconte David, la voix encore brisée par l’émotion. Impuissant, il a assisté à la scène, voyant son fidèle compagnon de quatre ans perdre la vie sous ses yeux. La course effrénée chez le vétérinaire n’y changera rien.
Un poison en vente libre
Le diagnostic tombe, terrible et révoltant : Lanko a succombé à une hémorragie interne massive. La cause est une ingestion de mort-aux-rats, un produit anticoagulant extrêmement violent. Quelques grammes suffisent pour être fatals à un animal de sa taille, et le poison a été ingéré pendant leur balade.
Pour David, la douleur de la perte est immense, mais elle est aujourd’hui mêlée à une profonde colère. Comment un produit aussi dangereux peut-il être si facilement accessible ? C’est la question qui le hante et qui motive désormais son combat.
Le combat d’un maître pour tous les autres
Refusant que la mort de Lanko soit vaine, David Wiame se bat pour que justice soit faite. Plus qu’une simple plainte, il réclame un encadrement beaucoup plus strict de la vente de ces produits. Il souhaite alerter le public et les autorités sur les dangers que ces poisons représentent pour nos animaux de compagnie, mais aussi pour la faune sauvage et les jeunes enfants.
Trois mois après le drame, le deuil est impossible. « Je ne m’en remets pas », confie-t-il. Son histoire est un rappel poignant que derrière chaque fait divers se cache une relation brisée et un cœur en miettes. Combien d’autres drames faudra-t-il pour que les choses changent ?