« Je n’ai jamais mis un chien en cage ! » C’est avec cette affirmation percutante et chargée d’émotion que la comtesse Diana du Monceau s’est fermement défendue devant le tribunal. Le 20 décembre 2023, les autorités avaient procédé à la saisie spectaculaire de 266 animaux au cœur de sa vaste propriété située à Chastre.
Une intervention d’une ampleur inédite qui avait profondément marqué les esprits et soulevé une vague d’inquiétude pour le sort des nombreux compagnons hébergés sur place. Poursuivie pour plusieurs préventions liées au bien-être animal, la maîtresse des lieux se retrouve aujourd’hui propulsée au centre d’une vive polémique judiciaire.
Devant la barre, l’ancienne propriétaire réaffirme son attachement inconditionnel à ses protégés. Bien décidée à laver son nom, elle rejette en bloc les manquements qui lui sont reprochés et espère convaincre les juges de sa bonne foi.
Des poursuites judiciaires et un passé tumultueux
Ce n’est pas la première fois que la noble dame doit rendre des comptes sur la détention de ses fidèles bêtes. Déjà inquiétée en 2012 pour des motifs équivalents, elle avait bénéficié d’une suspension du prononcé. Par la suite, un autre volet de l’affaire s’était soldé par un acquittement complet prononcé par la cour d’appel de Bruxelles.
À l’audience de ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Nivelles, l’atmosphère était empreinte d’une nette tension. L’accusée a tenu à rappeler ce long parcours judiciaire, maintenant l’argument qu’elle a toujours offert un cadre respectueux et chaleureux à l’ensemble de ses protégés.
Une attente suspendue au jugement de septembre
Actuellement visée par trois chefs de prévention distincts concernant la protection animale, la défense de la comtesse réclame un acquittement pur et simple. Selon ses avocats, les accusations portées contre elle ne reflètent en rien la réalité quotidienne de son domaine.
Le tribunal rendra son délibéré le 22 septembre prochain. En attendant cette échéance cruciale, le destin de ces 266 boules de poils continue de susciter un fort émoi au sein de la communauté locale et des passionnés d’animaux.