Imaginez la scène : les lumières colorées d’une fête foraine, les rires des enfants, l’odeur de la barbe à papa. Pour la famille G., venue passer les fêtes sur la Côte d’Azur, ce moment de joie à Cannes a viré au cauchemar en une fraction de seconde. Leur adorable berger australien, Uki, qui était à leurs pieds, a soudainement disparu.
Le cœur de la famille s’arrête. La panique s’installe. Où est passée Uki ? Comment une chienne, attachée en laisse, peut-elle se volatiliser au milieu de la foule ? Commence alors une attente insoutenable, trois jours d’angoisse à se demander si elle est en sécurité, si elle a faim, si elle a peur. Trois jours à espérer un miracle.
Un instant d’inattention, trois jours d’angoisse
Tout s’est joué en un instant. Alors que la mère de famille se déplace pour rejoindre une de ses filles près d’une machine à sous, elle lève le pied de la laisse. Quelques minutes plus tard, Uki n’est plus là. L’insouciance de la fête laisse place à une recherche désespérée, mais la chienne reste introuvable.
Heureusement, dans ce genre de situation, la technologie peut être une alliée précieuse. Les enquêteurs se sont immédiatement tournés vers les vidéos de surveillance du stand et de la ville. Et les images ont parlé : on y voit distinctement une femme s’emparer de la chienne avant de s’éloigner.
Vol ou sauvetage ? Le tribunal doit trancher
Grâce à la plaque d’immatriculation du véhicule, la police a rapidement retrouvé la trace de la famille B. à Mouans-Sartoux. Trois jours après sa disparition, Uki a enfin pu retrouver les siens. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car au tribunal, la famille accusée de vol se défend avec véhémence.
« J’aime les chiens, je n’ai jamais voulu le voler », a expliqué la mère à la barre, affirmant avoir trouvé l’animal seul et sans surveillance. Mais pourquoi ne pas avoir contacté la police ou un vétérinaire ? C’est la question qui reste en suspens. L’avocat de la famille d’Uki a rappelé le stress immense subi par l’animal, soulignant qu’un chien est un « être vivant doué de sensibilité ». Le tribunal devra bientôt décider s’il s’agissait d’une mauvaise décision ou d’une réelle intention de nuire. Le délibéré est attendu avec impatience.