« J’ai été choquée. » Ces mots, ce sont ceux de Mélys, une habitante de Locqueltas, dans le Morbihan. Une semaine après les faits, elle peine encore à oublier la scène terrible à laquelle elle a assisté. Une vision d’horreur qui a glacé le sang de plusieurs témoins ce soir-là.
Il est environ 19h40 quand elle aperçoit une voiture noire rouler à vive allure dans la rue, la musique à fond. Mais ce n’est pas ce qui la choque. Derrière le véhicule, elle distingue une longe, et au bout, le corps d’un chien, traîné sur le bitume. Une image insoutenable qui la hante encore.
Immédiatement alertés, les gendarmes arrivent sur les lieux, mais il est déjà trop tard. Le pauvre animal a succombé à ses terribles blessures. Une enquête est alors ouverte pour faire la lumière sur ce drame.
Une scène d’horreur en pleine rue
Plusieurs personnes ont assisté à la scène et ont contacté les secours. Pour Mélys, la vitesse du véhicule et le volume de la musique rendent la thèse de l’accident difficile à croire. « J’ai vu très peu, mais trop », confie-t-elle, encore bouleversée par ce qu’elle a entrevu.
Face à l’émoi suscité, l’association de protection animale « Un croc d’espoir » a rapidement réagi. Sa présidente a déposé plainte avec constitution de partie civile, espérant que la justice puisse éclaircir les circonstances exactes de cette mort tragique.
« C’est un accident » : la version du propriétaire
Le propriétaire du chien, mis en cause, conteste fermement tout acte volontaire. Anéanti, il a accepté de livrer sa version des faits. Il explique revenir d’une promenade avec son compagnon à quatre pattes, âgé d’environ deux ans et demi. Il l’aurait attaché dans le coffre avec sa laisse, comme à son habitude.
Selon lui, le coffre se serait ouvert tout seul alors qu’il conduisait, sans qu’il ne s’en rende compte. « Je n’ai rien entendu », assure-t-il. Ce n’est qu’en arrivant à destination, alerté par une autre personne, qu’il aurait découvert l’horreur. « C’est un accident. Je ne ferais jamais de mal à un chien », insiste-t-il, décrivant l’animal comme « la mascotte de la famille ». Il conclut, la voix brisée : « J’en ai gros sur la conscience pour mon chien. » L’enquête devra désormais déterminer la vérité.