En décembre 2020, Maria Avila effectuait simplement son travail lorsqu’elle est sortie vider le sac d’un aspirateur dans la cour d’une propriété de Californie. Sans le moindre avertissement, Hades, un puissant berger du Caucase assurant la garde du domaine, s’est jeté sur elle, lui infligeant de lourdes blessures au bras et au visage.
Après plusieurs années d’une longue bataille judiciaire face à son employeur, la femme de ménage a accepté de revoir à la baisse le montant de son dédommagement, une information relayée par Générations. Alors qu’un jury populaire de Los Angeles lui avait accordé 12,9 millions de dollars, le juge a qualifié ce montant d’excessif, lui laissant le choix entre une réévaluation à 9,5 millions de dollars ou un nouveau procès.
Pour la victime, le traumatisme reste profond au quotidien. Souffrant d’une lésion importante au niveau du nerf radial qui limite l’usage de ses doigts, elle conserve également de nombreuses cicatrices apparentes et un stress post-traumatique tenace.
Les répercussions quotidiennes d’une attaque violente
Lors des audiences au tribunal de Los Angeles, l’employée s’est exprimée avec émotion sur l’impact définitif de cet événement dans sa vie personnelle et professionnelle. En raison de sa mobilité réduite au poignet, la réalisation des gestes les plus simples du quotidien constitue aujourd’hui un véritable défi.
« Je ne serai plus jamais la même », a-t-elle témoigné devant les jurés. Face à la perspective d’affronter à nouveau les tribunaux et de revivre ce souvenir douloureux, son équipe juridique a estimé préférable de valider la proposition du juge plutôt que de poursuivre les contestations.
La responsabilité reconnue du propriétaire de l’animal
Avant l’ouverture des débats au tribunal, le propriétaire du chien avait admis sa responsabilité pour négligence dans la garde de son animal. Il soutenait néanmoins que l’employée portait une part de responsabilité en s’aventurant seule à l’extérieur de la résidence, un argument rejeté par les jurés.
L’affaire met en lumière la responsabilité cruciale des maîtres quant au comportement et à la maîtrise de leurs chiens de protection. Comment garantir la sécurité des intervenants extérieurs face à des animaux de garde au tempérament dominant ?