Une nuit de mars, les rues de Reims ont été le théâtre d’une scène d’horreur. Des habitants ont été tirés de leur sommeil par des cris de douleur insoutenables. Il ne s’agissait pas d’un humain, mais d’une jeune chienne berger malinois, traînée sur des centaines de mètres derrière une voiture.
La scène, capturée par des caméras de surveillance, est difficile à regarder. Le petit corps de l’animal rebondit violemment sur le bitume, tandis que le véhicule poursuit sa route. Alertés par les témoins, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, mettant fin au calvaire de la petite chienne.
« Je n’en dors plus, je ne pourrais jamais faire ça »
Face au tribunal, le conducteur de 29 ans a livré une explication qui a laissé l’audience perplexe. Il a affirmé qu’il n’avait absolument pas remarqué que la chienne, qui appartenait à un ami, était tombée du coffre où elle était attachée. Sa justification ? La musique qu’il écoutait était si forte qu’elle a couvert les hurlements de l’animal.
Une version qui contraste fortement avec les témoignages des riverains, qui ont assuré que les cris étaient audibles à plusieurs rues de distance. « Je n’en dors plus, je ne pourrais jamais faire ça à un animal », a-t-il déclaré à la barre, expliquant qu’il cherchait une clinique vétérinaire au moment de son arrestation.
Une décision de justice qui divise
Malgré les huit mois de prison requis par le procureur, la justice a finalement relaxé le prévenu. Le tribunal a estimé que l’intention de faire du mal à l’animal n’avait pas pu être formellement établie. Pour les associations de défense des animaux, parties civiles dans cette affaire, la décision est difficile à accepter.
Heureusement, l’histoire se termine sur une note d’espoir pour la victime. Gravement blessée mais miraculeusement en vie, la jeune chienne a été soignée. Elle se porte aujourd’hui beaucoup mieux et s’apprête à commencer une nouvelle vie, loin de ce traumatisme. Elle devrait très prochainement rejoindre une famille aimante pour enfin connaître la sécurité et l’affection qu’elle mérite.