Des éclats de voix, des insultes et des menaces de mort ont résonné sur les marches du palais de justice d’Albi. Alors que l’audience venait tout juste de s’achever, la tension a brutalement éclaté entre les proches des deux parties opposées.
Ce jeudi 10 septembre, la justice devait examiner les faits survenus quelques mois plus tôt dans le quartier de Cantepau. Un chien nommé Chapo, un American Staff, a perdu la vie après avoir reçu un coup de couteau infligé par une voisine au cours d’une dispute.
Mais le délibéré rendu par le tribunal correctionnel n’a pas apaisé les esprits. La décision a au contraire ravivé une vive colère aux portes mêmes du palais de justice.
Une dispute de voisinage aux conséquences lourdes
Comme l’explique La Dépêche du Midi, l’affaire s’est déroulée le 11 avril dernier autour d’un meuble abandonné. Lors d’une altercation agitée entre deux voisines, la prévenue de 27 ans a asséné un coup de lame de vingt centimètres au flanc du canidé.
La propriétaire de Chapo, une femme fragilisée et sous curatelle, a alors quitté les lieux avec son compagnon à quatre pattes. Le corps sans vie de l’animal a finalement été découvert un peu plus tard, dissimulé sous un tas de linge.
À la barre, la jeune mère de famille a affirmé avoir agi par pure peur face à l’animal. De leur côté, les avocats des parties civiles ont soutenu que le chien ne cherchait qu’à défendre sa maîtresse durant l’agression.
Une décision de justice suivie de vives tensions
Le ministère public avait pourtant surpris l’audience en réclamant la relaxe de la prévenue. Le parquet estimait en effet que ce litige relevait du droit civil plutôt que du domaine pénal.
Le tribunal correctionnel n’a toutefois pas suivi cette réquisition. Le juge a condamné la prévenue à effectuer 70 heures de travail d’intérêt général, ainsi qu’à verser 4 800 euros de dommages et intérêts à la propriétaire et aux associations.
Dès le prononcé de la peine, la situation a dégénéré à l’extérieur de la salle. Des proches de la condamnée s’en sont pris verbalement à un témoin âgé de 66 ans.
L’homme s’est rapidement rendu au commissariat d’Albi pour déposer une plainte officielle. Il affirme avoir été la cible d’insultes virulentes et de menaces de mort explicites. Une triste conclusion pour une affaire déjà marquée par beaucoup de souffrance.