À Auch, dans le Gers, une querelle de voisinage d’un genre bien particulier a pris une tournure mouvementée. Au cœur de cette vive tension entre un trentenaire et son locataire : un chien que chacun semblait vouloir garder auprès de lui.
Convaincu que son locataire essayait de s’approprier son compagnon à quatre pattes en l’attirant régulièrement avec des friandises, le propriétaire a décidé d’intervenir en soirée. Malheureusement, la discussion a immédiatement dégénéré dans le logement du locataire.
Ce qui devait être une simple explication pour récupérer l’animal s’est transformé en un affrontement confus, nécessitant l’intervention urgente de la police.
Une intervention policière particulièrement mouvementée
D’après La Dépêche du Midi, les policiers dépêchés sur place ont découvert le propriétaire fortement alcoolisé dans un chemin boueux. Refusant d’obtempérer et cherchant à retourner vers le mobil-home, l’homme s’est vivement opposé aux forces de l’ordre.
Face à sa résistance physique et aux bousculades lors de la tentative de menottage, les agents ont dû utiliser leur pistolet à impulsion électrique à deux reprises pour réussir à le maîtriser.
La perte du compagnon à quatre pattes
Devant le tribunal correctionnel d’Auch, le prévenu a contesté les accusations de violences et de saccage. Il a soutenu n’avoir voulu que reprendre son chien, expliquant ses gestes brusques par des réflexes musculaires causés par les tirs de taser.
L’homme présentait toutefois un taux d’alcoolémie de plus de 3 grammes par litre de sang lors des faits. Pour la justice, la rébellion et les violences étaient pleinement caractérisées.
Reconnu coupable, le propriétaire a été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire. Le locataire ayant quitté les lieux avec l’animal, l’homme se retrouve aujourd’hui séparé de son chien.