« Le chien est mort, arrêtez ce tapage » : une star des réseaux sociaux vendue 23 euros et mangée

Le destin tragique de Chutou, un border collie star des réseaux sociaux en Chine. Enlevé, il a été vendu pour 23 euros avant de finir dans une assiette.

Un magnifique border collie noir et blanc, assis dans un parc urbain, regarde l'objectif avec une expression intelligente et douce.

Crédits photos - Chutou, le border collie, était une véritable star sur les réseaux sociaux chinois.

16:21

C’était une véritable star, suivie par plus de 1,5 million de fans. Chutou, un magnifique border collie, illuminait les réseaux sociaux chinois avec ses aventures joyeuses aux côtés de son maître, Guo. Leur complicité crevait l’écran et réchauffait les cœurs de millions d’abonnés.

Mais cette belle histoire a basculé dans l’horreur la plus totale. Alors que son propriétaire était en voyage, le fidèle compagnon a été enlevé. Une quête désespérée a alors commencé, se terminant par une révélation qui dépasse l’entendement et glace le sang.

Une disparition et une terrible découverte

Le cauchemar débute le 11 mai. Confié au père de son maître, Chutou disparaît soudainement. Alerté, Guo écourte son séjour et rentre précipitamment pour retrouver son ami à quatre pattes. Les images de vidéosurveillance sont formelles : deux individus ont emmené le chien sur un scooter.

Après deux semaines de recherches angoissantes, le blogueur parvient à retrouver la trace d’un suspect. Prêt à tout, il lui propose une somme importante, l’équivalent de 1200 euros, pour récupérer Chutou. La réponse du ravisseur est d’une froideur insoutenable : le chien a été vendu à un restaurant pour à peine 23 euros, puis abattu et mangé.

« Je n’ai pas enfreint la loi »

Face à la détresse de Guo, le voleur n’a montré aucun remords. Il a prétendu avoir pris Chutou pour un chien errant, bien que l’animal portait un collier et un traceur GPS. « Le chien est mort, alors arrêtez de faire tout ce tapage. Je n’ai pas enfreint la loi », aurait-il rétorqué, sans la moindre excuse.

En Chine, les animaux de compagnie sont encore considérés comme des « biens ». L’absence de loi sur leur protection crée un vide juridique terrible, qui laisse les ravisseurs et les bourreaux dans une quasi-impunité. Le propriétaire dévasté est même allé voir l’employé du restaurant, dans l’espoir de récupérer un peu de la fourrure de son animal. En vain.

Un combat pour la justice qui émeut le pays

Anéanti, Guo tente désormais d’obtenir justice par la voie légale, en prouvant la « valeur marchande » de son compagnon, une démarche nécessaire pour que le vol soit reconnu. Si sa plainte aboutit, le suspect pourrait encourir jusqu’à trois ans de prison.

L’affaire a provoqué une immense vague d’indignation en Chine, relançant avec force le débat sur la nécessité d’une loi de protection animale. « Une âme si vive et si lumineuse a connu une fin si tragique », a commenté un internaute, résumant le sentiment général. Le combat de Guo est devenu celui de millions de personnes qui espèrent un avenir plus sûr pour leurs compagnons.

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.