Elle s’appelait Tina. Une magnifique chienne croisée dogue argentin dont la vie s’est éteinte dans d’atroces souffrances, victime d’un acte d’une cruauté insensée. Son seul tort ? Avoir aboyé, comme le font des millions de chiens chaque jour dans le monde.
Ce qui aurait dû rester un simple différend de voisinage à Vire, dans le Calvados, s’est transformé en un drame qui glace le sang. L’histoire de Tina est celle d’une innocence fauchée par la haine, une tragédie qui rappelle la vulnérabilité de nos compagnons à quatre pattes face à la violence humaine.
Un geste d’une barbarie extrême
Tout a basculé lorsque son voisin, excédé par les aboiements, a décidé de commettre l’irréparable. Depuis son balcon, il a projeté un liquide inflammable, vraisemblablement de l’alcool à brûler, en direction de la chienne. Le produit a atteint Tina et une palissade, déclenchant instantanément un incendie.
Malgré l’intervention rapide des pompiers qui a permis d’éviter que l’immeuble ne s’embrase, le mal était fait. Grièvement brûlée sur tout le corps, de la langue aux coussinets, Tina a été transportée en urgence dans une clinique vétérinaire. Face à la gravité de ses blessures au troisième degré et à ses souffrances intolérables, la décision déchirante a été prise de l’euthanasier le lendemain.
La justice se saisit de l’affaire pour Tina
Cet acte n’était pas un coup de folie isolé. Des messages envoyés par l’auteur des faits à l’un de ses enfants révélaient son intention de « brûler » ou « ébouillanter » les chiens du voisin. Placé en garde à vue, l’homme doit désormais répondre de ses actes devant le tribunal judiciaire de Caen.
Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende pour sévices graves et acte de cruauté ayant entraîné la mort. L’Association Stéphane Lamart s’est constituée partie civile, réclamant une peine exemplaire et une interdiction définitive pour l’accusé de détenir un animal. Un procès attendu par tous ceux qui espèrent que justice soit rendue à la mémoire de Tina.