C’est le cauchemar de tous les propriétaires d’animaux. Un instant d’inattention au milieu de la foule, et votre compagnon a disparu. C’est la terrible expérience qu’a vécue une famille en vacances à Cannes, lorsque leur chienne Uki s’est volatilisée en pleine fête foraine.
Pendant trois jours, l’angoisse a rongé ses maîtres. Trois jours de recherches, d’appels à l’aide et de nuits sans sommeil. Heureusement, Uki a été retrouvée saine et sauve. Mais la joie des retrouvailles a vite laissé place à une question troublante : la chienne a-t-elle été volée ou simplement secourue ?
L’affaire, complexe et pleine d’émotion, s’est retrouvée devant le tribunal, révélant une histoire bien plus surprenante qu’il n’y paraît.
Un moment de joie qui tourne au drame
La scène se passe le 27 décembre. Une famille profite des attractions de la fête foraine de Cannes. La mère, absorbée par le jeu de ses filles près d’une machine à sous, lève un instant son pied de la laisse d’Uki. Quelques minutes suffisent. Quand elle baisse les yeux, leur adorable berger australien n’est plus là.
La panique s’installe immédiatement. Comment un chien peut-il disparaître si vite dans un lieu aussi fréquenté ? Commence alors une course contre la montre pour retrouver leur animal, un membre à part entière de leur famille.
Les caméras révèlent une piste inattendue
Grâce à la mobilisation et à l’efficacité des enquêteurs, les vidéos de surveillance sont rapidement exploitées. Les images sont claires : on y voit une femme s’emparer de la chienne. Le suivi du véhicule, immatriculé à Monaco, mène les policiers jusqu’à une résidence à Mouans-Sartoux.
C’est là que Uki est retrouvée, trois jours après sa disparition. Mais les personnes qui l’avaient avec elles ne sont pas des inconnus. Il s’agit d’une mère et de ses deux enfants, qui se retrouvent aujourd’hui sur le banc des prévenus.
« Je n’ai jamais voulu le voler »
Face aux juges, leur version est simple : ils aiment les chiens et affirment avoir trouvé Uki seule et sans surveillance. Ils auraient alors décidé de la mettre en sécurité. Une défense qui interroge. Pourquoi ne pas avoir contacté la police ou un vétérinaire pour identifier les propriétaires grâce à sa puce ?
Pour l’avocat de la famille d’Uki, le traumatisme de l’animal est réel. « Être subtilisé à sa famille engendre un stress », a-t-il rappelé. Cette affaire soulève une question fondamentale sur le statut de nos compagnons, reconnus comme des êtres sensibles. Le tribunal devra décider si l’intention était de voler ou de protéger. Le verdict est attendu, laissant deux familles dans l’incertitude.