Pour une famille en vacances, la fête foraine est synonyme de rires et de souvenirs heureux. Mais pour les maîtres d’Uki, un adorable berger australien, ce moment de joie s’est brutalement transformé en cauchemar à Cannes.
En un clin d’œil, au milieu des lumières clignotantes et du bruit des manèges, leur chienne a disparu. Un simple instant d’inattention, le temps de contourner une machine à sous, et l’angoisse a pris le dessus. Où était passée leur fidèle compagne ?
Un enlèvement en pleine foule ?
La panique passée, la famille G. a immédiatement donné l’alerte. Grâce aux caméras de surveillance, le parcours d’Uki a pu être retracé. Les images sont claires : on y voit une femme s’emparer de la chienne avant de quitter les lieux. Le véhicule, immatriculé à Monaco, a rapidement permis d’identifier les suspects.
Trois jours plus tard, Uki a été retrouvée saine et sauve au domicile de cette famille, à Mouans-Sartoux. Un soulagement immense pour ses maîtres, mais le début d’une énigme judiciaire. Pourquoi avoir emmené ce chien qui n’était pas le leur ?
« Je n’ai jamais voulu le voler »
Devant le tribunal, la famille mise en cause livre une tout autre version. La mère, accompagnée de ses enfants, l’assure avec aplomb : « J’aime les chiens, je n’ai jamais voulu le voler ». Selon leur défense, Uki était seule et semblait perdue. Ils auraient agi par bienveillance, sans aucune intention de se l’approprier.
Une explication qui peine à convaincre l’accusation. Pourquoi ne pas avoir contacté la police ou un vétérinaire pour identifier les propriétaires ? Le procureur souligne que les vidéos contredisent cette version d’un sauvetage improvisé.
Plus qu’un animal, un membre de la famille
Cette affaire met en lumière une réalité que tous les propriétaires d’animaux connaissent : un chien ou un chat n’est pas un objet. « Être subtilisé à sa famille engendre un stress pour l’animal », a rappelé l’avocat de la famille d’Uki. La loi reconnaît d’ailleurs les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité.
Le tribunal devra donc trancher entre un acte malveillant et un geste maladroit. Le jugement, attendu le 7 mai, est très attendu et rappellera l’importance du lien unique qui nous unit à nos compagnons à quatre pattes.