Un moment de joie qui bascule en véritable cauchemar. Pour une famille en vacances sur la Côte d’Azur, la fête foraine de Cannes devait être une parenthèse enchantée. Mais en quelques secondes, leur monde s’est effondré : Uki, leur fidèle Berger Australien, n’était plus là.
Le pied de sa maîtresse quitte la laisse un court instant, un seul. Le temps de contourner une machine à sous pour rejoindre sa fille. Quand elle se retourne, c’est le vide. La panique s’installe alors au milieu des rires et de la musique des manèges.
Un mystère en pleine foule
Comment un chien peut-il s’évanouir ainsi, au milieu de la foule ? La famille G. a immédiatement alerté les autorités, le cœur serré par l’angoisse. Les premières recherches ne donnent rien. Uki semble s’être volatilisé, laissant ses maîtres dans un profond désarroi.
Pendant trois jours interminables, l’espoir s’amenuise. Mais c’est sans compter sur le travail des enquêteurs, qui vont faire une découverte aussi incroyable qu’inattendue en analysant les bandes de vidéosurveillance.
Des images qui révèlent une piste inattendue
Les caméras ne mentent pas. Sur les enregistrements, on distingue clairement une femme s’approcher et repartir avec Uki. Grâce à la plaque d’immatriculation de son véhicule, filmée sur le parking, la police parvient rapidement à l’identifier et à localiser le domicile de cette famille à Mouans-Sartoux.
Uki est retrouvé sain et sauf, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car la famille qui l’a recueilli se retrouve sur le banc des prévenus, accusée d’avoir volé le chien. Une version qu’ils nient farouchement.
« J’aime les chiens, je n’ai jamais voulu le voler »
Au tribunal, la mère de famille se défend : « Sur les vidéos, le chien est objectivement seul ». Elle assure avoir pensé bien faire. Mais une question demeure : pourquoi ne pas avoir contacté un vétérinaire ou la police pour retrouver ses propriétaires grâce à sa puce d’identification ?
Pour l’avocat de la famille d’Uki, le doute n’est pas permis. « Être subtilisé à sa famille engendre un stress pour l’animal », a-t-il rappelé, soulignant qu’un chien n’est pas un objet mais un être vivant doué de sensibilité. Une vision partagée par le procureur, qui a requis des amendes allant de 1.500 à 5.000 euros. La décision finale du tribunal est attendue avec impatience.