« Lorsqu'on perd ses clés, on appelle un serrurier » : prison ferme pour le propriétaire d'un chien

Le tribunal de Boulogne-sur-Mer a confirmé la peine de sept mois de prison ferme contre l'homme qui avait abandonné son chien durant trois semaines.

Un berger malinois assis à côté de sa gamelle dans un appartement

Crédits photos - Illustration générée par intelligence artificielle

12:05

Découvert seul dans un appartement du Pas-de-Calais, un berger malinois nommé Sultan s’est battu pendant trois semaines pour tenter de survivre. L’animal, totalement abandonné et privé d’eau et de nourriture, en était réduit à ingérer du plastique.

Aujourd’hui, la justice s’est définitivement prononcée sur cette affaire qui avait suscité une vive indignation. Le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer a confirmé la peine de sept mois de prison ferme à l’encontre du propriétaire.

Cette décision marque l’aboutissement d’un long parcours judiciaire. Elle rappelle l’importance de la responsabilité des détenteurs d’animaux de compagnie face à la loi.

Un abandon aux conséquences dramatiques

Les faits remontent à l’année 2018, lorsque des voisins inquiets ont donné l’alerte après avoir entendu des gémissements prolongés. À leur arrivée sur place, les secours ont découvert le chien dans un état d’affaiblissement extrême, incapable de se relever.

Immédiatement pris en charge par la Ligue protectrice des animaux, le canidé a reçu des soins d’urgence. Malgré le dévouement des équipes vétérinaires, le malinois est décédé quatre mois plus tard, affaibli par les séquelles irrémédiables de cette dénutrition.

Pour tenter d’expliquer son absence prolongée, le prévenu a soutenu devant le tribunal avoir perdu les clés de son logement, se trouvant dans l’impossibilité de rentrer chez lui.

Une réponse judiciaire ferme et exemplaire

Cette ligne de défense a suscité une vive désapprobation de la part des associations de protection animale. Selon les informations de Ouest-France, l’association Stéphane Lamart s’est ainsi indignée des arguments avancés par le prévenu : « Lorsqu’on perd ses clés, on appelle un serrurier, son assurance… On ne laisse pas un animal enfermé pendant trois semaines jusqu’à ce qu’il n’ait plus que la peau sur les os. »

Initialement condamné en 2021 lors d’une audience à laquelle il ne s’était pas présenté, l’individu avait formé opposition. La juridiction a réaffirmé la peine initiale, confirmant ainsi la sévérité voulue par la justice pour réprimer ce type de manquements graves.

Cette condamnation à de la prison ferme constitue un signal fort adressé à tous les propriétaires d’animaux sur la portée légale de leurs obligations.

Article généré par l'intelligence artificielle

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.