Dans les couloirs bondés d’un centre commercial, l’anxiété peut surgir à tout moment et paralyser Michaël Morin. Mais dans ces moments d’orientation floue ou de détresse intense, son chien d’assistance réagit immédiatement. L’animal prend doucement les devants et guide son maître vers la sortie pour le mettre en sécurité.
À 33 ans, cet ancien membre des Forces armées canadiennes réapprend à vivre avec un trouble de stress post-traumatique complexe. Après plusieurs années de solitude et de souffrance invisible après son service militaire, l’arrivée de son compagnon canin a totalement transformé son quotidien. Comme le rapporte le journal Le Lac-St-Jean, ce chien a été spécialement formé par l’organisme TOGO afin d’apporter un soutien psychologique sur mesure.
Installé à L’Ascension au Québec, Michaël poursuit désormais ses études tout en réapprenant à appréhender l’espace public avec une belle assurance.
Un soutien médical précieux face à l’anxiété
Ce canidé spécialisé remplit des fonctions précises qui dépassent de loin le rôle d’un compagnon ordinaire. Dans les lieux publics, il se positionne de manière à instaurer une barrière de protection naturelle autour de son maître. En cas de panique, l’animal pratique la thérapie par pression en se couchant sur Michaël pour faire baisser son rythme cardiaque.
Le chien est également capable de détecter d’instinct les signaux d’angoisse naissants. Un simple coup de patte posé sur la jambe de son maître suffit souvent à interrompre la crise et à le recentrer. Cette présence bienveillante offre un point d’ancrage indispensable pour lutter contre les séquelles invisibles du traumatisme.
Sensibiliser le public au rôle du chien d’assistance
Bien que la présence de l’animal change sa vie, Michaël se heurte régulièrement au manque d’information de la population. Il rappelle fermement que son chien est avant tout un soutien d’assistance et non un animal de compagnie ordinaire. Il a parfois dû se battre pour accéder à des établissements publics refusant son chien.
Pour sensibiliser le public, l’ancien militaire donne aujourd’hui des conférences. Il rappelle souvent une règle essentielle aux passants croisés dans la rue : ne pas distraire ou caresser un animal en travail. L’ignorer reste la meilleure façon de lui permettre d’accomplir sa mission d’assistance.