C’est une histoire qui glace le sang. Celle d’Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte de 29 ans, partie se promener en forêt avec Curtis, le chien de son compagnon. Un appel au secours, puis le silence. Elisa sera retrouvée sans vie, victime de multiples morsures.
Le drame soulève immédiatement une question terrible : qui est responsable ? Les chiens d’une chasse à courre qui se tenait à proximité, ou Curtis, le chien qu’elle promenait ? L’enquête et le procès qui a suivi ont peu à peu levé le voile sur une vérité complexe et douloureuse, marquée par des témoignages troublants.
Un chien au comportement inquiétant
Après le drame, le comportement de Curtis devient une pièce centrale du puzzle. Loin de l’image du chien de famille, il montre des signes d’agressivité extrêmes. Quelques jours après les faits, il attaque violemment la sœur de son maître, s’agrippant à son manteau sans vouloir lâcher prise.
Puis, c’est au tour de son propriétaire, Christophe Ellul. Alors qu’il tente de le maîtriser, le chien se retourne contre lui et le mord sévèrement à la cuisse. Ses mots, criés dans la panique, résonnent encore : « Il m’a bouffé, faut le piquer ! ». Un autre jour, il s’en prendra à une bénévole dans un refuge, s’acharnant sur sa jambe avec une froide détermination.
Des paroles qui sèment le doute
Face aux enquêteurs, Christophe Ellul a toujours défendu son chien, le décrivant comme un animal inoffensif, simplement « traumatisé ». Pourtant, cette version est mise à mal par plusieurs témoins présents dans la forêt le jour de la tragédie. Sept chasseurs l’affirment : ils l’ont entendu crier, affolé, bien avant la découverte du corps d’Elisa.
Leurs récits se rejoignent sur une phrase terrible. Une phrase que le compagnon d’Elisa aurait répétée à plusieurs reprises : « Faites attention, mon chien est dangereux ». Des mots qu’il a toujours niés, mais qui ont pesé lourdement dans la balance de la justice et dans le cœur de la famille d’Elisa.
La science livre son verdict
Au-delà des doutes et des versions contradictoires, les expertises scientifiques ont apporté une réponse implacable. Après des mois d’analyses longues et complexes, les résultats ADN sont tombés. Sur les vêtements et le corps de la victime, un seul et unique profil génétique canin a été identifié. Celui de Curtis.