C’est une scène d’été qui a viré au cauchemar. Sur la terrasse ensoleillée d’un restaurant d’Anglet, une famille profitait d’un moment de détente. Leur fillette, âgée de seulement 20 mois, jouait près d’eux. En un instant, l’impensable s’est produit : un rottweiler, non muselé, s’est jeté sur l’enfant.
La violence de l’attaque a été terrible. Mordue à la tête, la petite victime a été transportée en urgence à l’hôpital. Le bilan est lourd : 60 points de suture ont été nécessaires pour refermer sa blessure. Un drame qui a bouleversé les témoins et laissé une famille sous le choc, confrontée à une longue et douloureuse convalescence pour leur enfant.
Une double peine au tribunal
Face à la gravité des faits, la justice a été saisie. La propriétaire du chien, une jeune femme, a comparu devant le tribunal judiciaire de Bayonne. Lors de l’audience, elle a reconnu sa totale responsabilité dans ce drame, exprimant ses regrets pour le sort de la petite fille. Elle n’avait pas respecté la loi qui impose une muselière et une laisse pour ce type de chien dans l’espace public.
Le verdict est tombé comme un couperet. La propriétaire a été condamnée à six mois de prison avec sursis et devra verser d’importantes indemnités à la famille de la victime. Mais la sanction ne s’arrête pas là, car elle concerne aussi l’animal.
Le sort du chien, une décision sans appel
Malgré la tentative d’une association de protection animale pour sauver le chien, le tribunal a été inflexible. En se basant sur la « dangerosité avérée pour autrui » de l’animal, les juges ont ordonné son euthanasie. Une décision radicale qui souligne la gravité de l’incident et ses conséquences irréversibles.
Cette tragédie laisse un goût amer pour toutes les parties. Une enfant marquée à vie, une propriétaire condamnée et un chien qui paie de sa vie une négligence humaine. C’est un rappel poignant de l’immense responsabilité qui incombe aux maîtres de chiens dits potentiellement dangereux.