Alors que le Maroc prépare activement l’accueil de la Coupe du monde 2030, la défense des animaux s’invite sur le terrain sportif. La SPA du Maroc a adressé une lettre officielle à la direction de la FIFA pour alerte sur le sort des chiens dits « communautaires ».
Il s’agit de la quatrième démarche menée par l’association auprès de l’instance dirigeante du football mondial. N’ayant reçu aucune réponse à ses trois premiers courriers, l’organisation réclame désormais l’ouverture d’une enquête indépendante et demande une réponse formelle sous quinze jours.
Au cœur de cette interpellation figure le programme TNVR, destiné à capturer, stériliser, vacciner et relâcher les animaux. Sur le terrain, l’association affirme ne constater aucun retour des chiens dans les zones sous observation.
Des estimations inquiétantes sur le terrain
Selon les données rassemblées par l’association durant l’été 2026, environ 1 000 chiens seraient capturés chaque jour dans la région de Casablanca-Settat. À l’échelle nationale, la SPA du Maroc avance un chiffre équivalant à la disparition d’un animal toutes les 42 secondes, une information relayée par H24info.
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Un appel à la transparence et au contrôle
Face à l’absence de données transmises par les organismes locaux malgré plusieurs requêtes administratives, la protection animale demande une traçabilité rigoureuse de chaque animal. Elle exhorte la FIFA à vérifier par elle-même l’arrêt effectif des abattages et à maintenir une supervision attentive jusqu’au coup d’envoi du tournoi.
Le président de la SPA du Maroc s’est dit prêt à fournir l’ensemble des éléments visuels et documentaires recueillis. La démarche vise non pas à remettre en cause l’événement sportif, mais à garantir le respect des engagements pris pour le bien-être animal.