Ils sont sur tous les fronts, le cœur sur la main et les larmes souvent proches. Pour les bénévoles de l’association « Cœur sur pattes », chaque journée est un combat pour offrir une seconde chance à des animaux brisés par l’abandon. Mais aujourd’hui, ces héros du quotidien sont à bout de souffle.
Dans la Loire, le refuge est submergé. Face à une vague d’abandons qui ne cesse de grandir et des dettes vétérinaires qui s’accumulent dangereusement, l’équipe lance un véritable cri d’alerte. « On a envie d’aider mais on est épuisés », confie Diane Guyer, la fondatrice, la voix chargée d’émotion et de fatigue.
Une avalanche d’abandons et de factures
Chaque année, le constat est plus sombre. L’an dernier, 350 chiens, chats et autres animaux ont été sauvés par l’association. Un chiffre qui représente un espoir immense pour ces vies sauvées, mais aussi un gouffre financier. Avec 10 000 euros de frais vétérinaires chaque mois, les caisses sont vides et les factures s’entassent.
La situation est si critique que les bénévoles sont contraints de faire des choix déchirants : réduire le nombre de sauvetages. Une décision insupportable pour ceux qui dédient leur vie à ne laisser personne derrière. L’association fait face à des situations de plus en plus difficiles, avec des adoptants qui changent d’avis en quelques heures, les forçant à faire des kilomètres pour récupérer un animal de nouveau abandonné.
Un refuge pour les « mal-aimés »
Ce qui rend leur combat encore plus admirable, c’est leur engagement sans faille envers tous les animaux, sans exception. « Cœur sur pattes » est l’un des rares refuges à ne pas faire de « délit de faciès ». Ils ouvrent leurs portes et leurs cœurs aux chiens souvent jugés « difficiles » ou « agressifs », comme les malinois ou les staffs, que d’autres associations refusent.
Pour eux, chaque vie compte, peu importe la race ou le passé de l’animal. Ils se battent pour prouver que derrière les préjugés se cachent des cœurs aimants qui ne demandent qu’une chance.
Un projet vital pour continuer les sauvetages
Pour continuer à accueillir les animaux les plus fragiles, malades ou traumatisés, l’association a un projet vital : terminer la construction d’une quarantaine. Cet espace est essentiel pour isoler et soigner les nouveaux arrivants avant qu’ils ne rejoignent une famille d’accueil. Mais pour achever les travaux, il manque 15 000 euros.
Aujourd’hui, l’association a besoin de soutien pour ne pas sombrer. Chaque don est une bouffée d’oxygène, un espoir de pouvoir continuer à tendre la main à ces centaines d’animaux qui n’ont qu’eux.