C’est une histoire qui glace le sang et qui révèle la face la plus sombre de la cruauté humaine. Près de Toulouse, une dispute de couple a basculé dans l’horreur la plus totale, transformant deux animaux innocents en instruments d’une vengeance effroyable.
Le 12 avril dernier, un jeune homme de 25 ans a commis l’irréparable. Pour atteindre son ex-compagne qui ne répondait plus à ses appels, il s’en est pris à ce qu’elle avait de plus cher : ses deux jeunes chiens, des American Staffordshires. Il les a emmenés jusqu’à un pont longeant la rocade et, sans hésitation, les a jetés dans le vide.
Une chute de 6 mètres en pleine circulation
Les deux animaux ont fait une chute de plus de six mètres, atterrissant au milieu du flot incessant de voitures. Un miracle, ou la solidité de leur constitution, a voulu qu’ils survivent, mais les séquelles sont terribles et permanentes. L’un des chiens a perdu un œil dans la chute, tandis que l’autre souffre aujourd’hui de graves problèmes pulmonaires.
L’acte, d’une violence inouïe, a été perpétré dans le seul but de faire souffrir la jeune femme. C’est ce que les associations de défense animale, dont 30 Millions d’Amis et l’association Stéphane Lamart, ont dénoncé avec force en se portant partie civile. « Le caractère abject de cet acte n’est pas tolérable », a martelé leur avocat.
La justice reconnaît une « violence par procuration »
Face à la gravité des faits, le tribunal de Toulouse a condamné le jeune homme à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis. Il a également l’interdiction formelle d’entrer en contact avec son ex-compagne et de détenir un animal à l’avenir. Une décision saluée par le procureur, qui y a vu la reconnaissance de la « violence vicariante ».
Ce terme désigne une violence par procuration, où l’agresseur s’attaque à un être cher à sa victime (un enfant, un animal) pour la faire souffrir et maintenir son emprise sur elle. Pour la propriétaire des deux chiens, le chemin de la reconstruction commence à peine. « J’ai surtout besoin d’essayer d’avancer en me consacrant à mes deux chiens », a-t-elle confié, la voix brisée, cherchant à tourner la page d’un drame qui la hantera longtemps.