Jusqu’où iriez-vous pour votre compagnon à quatre pattes ? C’est une question que de nombreux propriétaires se posent. Pour un sexagénaire de l’Orne, la réponse était claire : il était prêt à tout, même à enfreindre la loi.
Face à la souffrance de son chien, cet homme n’a pas hésité une seconde. Il a pris le volant de sa voiture, bien conscient qu’il n’en avait plus le droit, pour une mission de la plus haute importance : soulager la douleur de son fidèle ami.
Cette décision, dictée par le cœur, l’a conduit directement devant la justice. Une histoire poignante qui nous rappelle la force du lien qui nous unit à nos animaux et les choix impossibles qu’il nous impose parfois.
Un acte d’amour lourd de conséquences
Le 2 mai 2025, à Flers, une patrouille de gendarmerie procède à un contrôle de routine. Au volant du véhicule, un homme aux cheveux blancs. Lorsqu’on lui demande ses papiers, il ne peut présenter son permis de conduire, et pour cause : celui-ci a été annulé par une décision de justice.
Face aux autorités, puis plus tard au tribunal, son explication est simple et désarmante. « Ce matin-là, je me suis permis de prendre ma voiture pour emmener mon chien, qui souffrait de la hanche, chez mon vétérinaire », a-t-il confié. Il savait qu’il était dans l’illégalité, mais l’idée de laisser son animal souffrir lui était insupportable.
Entre le cœur et la loi
Malheureusement, l’amour inconditionnel pour son chien ne suffit pas à effacer son passé. L’homme n’en est pas à sa première infraction routière. Avec huit condamnations à son casier judiciaire depuis 2010, toutes liées au code de la route, et déjà sous bracelet électronique pour des faits similaires, sa situation était complexe.
Le procureur de la République a rappelé la nécessité de faire respecter la loi, même face à des circonstances atténuantes touchantes. « Si sa priorité était son chien, la mienne est de faire respecter la loi », a-t-il déclaré. Le verdict est tombé : une peine de 60 jours-amendes à 15 euros chacun.
Une sanction financière qui clôt un chapitre douloureux, celui d’un homme qui, pour un instant, a fait passer la santé de son meilleur ami avant tout le reste, quitte à en payer le prix fort.