La scène est d’une cruauté qui dépasse l’entendement. Sous le soleil d’Andalousie, deux hommes partagent des bières, leurs rires résonnant dans la campagne espagnole. Mais ce moment n’a rien de convivial. Au bout d’une corde, leur propre chien, un jeune Podenco d’à peine un an et demi, se bat pour sa vie, suspendu dans le vide.
Leur terrible justification ? L’animal n’était tout simplement « pas bon pour la chasse ». Une sentence de mort prononcée entre deux gorgées de bière, dans l’indifférence la plus totale. Après l’avoir asphyxié, ils se sont débarrassés de son corps en le jetant du haut d’une falaise, comme un simple déchet.
Une interpellation sur fond d’alcool
Les faits, qui se sont déroulés en 2021 près de Malaga, ont pu être mis au jour grâce à un témoin qui a immédiatement alerté la police environnementale. À l’arrivée des agents, les suspects et le chien avaient disparu, mais une enquête a rapidement été ouverte.
Le destin a rattrapé l’un des chasseurs quelques heures plus tard. Il a été interpellé au volant de son véhicule pour conduite dangereuse. Un contrôle d’alcoolémie positif a confirmé son état d’ivresse. Loin de coopérer, il s’est montré agressif et menaçant envers les forces de l’ordre. Son complice, retrouvé peu après, a rapidement avoué les faits. Le corps du pauvre chien a été retrouvé dans un ravin.
Un verdict qui laisse un goût amer
Cinq ans après ce drame, la justice a rendu son verdict. Les deux hommes ont été condamnés, notamment grâce à la mobilisation d’une douzaine d’associations de protection animale. La circonstance aggravante de cruauté a été retenue contre eux.
Cependant, en l’absence d’antécédents judiciaires, ils échappent à la prison ferme. Leur peine se traduit par une interdiction de chasser et de posséder des animaux pendant quatre ans. Ils devront également suivre une formation de sensibilisation au bien-être animal. Une décision qui semble bien légère face à l’horreur de leur acte, mais que les défenseurs des animaux considèrent comme un pas en avant, espérant que « les crimes ne restent plus impunis ».