Un chien frappé au visage, puis projeté violemment contre un mur. Ces faits très graves auraient été observés en mars dernier au sein même de la SPA d’Ordan-Larroque.
Selon les informations de La Dépêche du Midi, un collectif réunissant plusieurs anciens collaborateurs du refuge brise aujourd’hui le silence. Ces bénévoles et salariés dénoncent un climat de travail devenu intenable et des manquements répétés à la sécurité.
Réunis dans une maison gersoise, les témoins s’expriment sous couvercle d’anonymat par crainte de répercussions. Leurs visages fermés traduisent l’inquiétude profonde de ceux qui souhaitent protéger les animaux et leurs collègues.
Des règles ignorées et une pression quotidienne
Les membres du collectif ne pointent pas seulement des violences physiques envers les pensionnaires canins. Ils rappellent également l’accident survenu en juillet dernier, lorsqu’une bénévole a été grièvement mordue au mollet par un chien.
Selon les témoignages, une consigne de prudence stricte encadrait la manipulation de cet animal précis. Cette règle de sécurité n’aurait malheureusement pas été appliquée avant l’incident.
Au quotidien, intervenants et salariés décrivent des appels fréquents en dehors des horaires de service. Ils dénoncent un sentiment de surveillance continue et une forte pression morale menant parfois à l’épuisement professionnel.
Un appel pressant à la justice et au dialogue
Face à cette situation tendue, le collectif ne réclame pas de sanction aveugle. Il exige avant tout une remise à plat complète du fonctionnement de la structure gersoise.
Les contestataires souhaitent une clarification des rôles entre salariés, bénévoles et conseil d’administration. Ils demandent que les consignes internes s’appliquent à tous pour garantir la sécurité et le bien-être animal.
Contactée, la présidente de la SPA du Gers indique préférer attendre avant d’exprimer sa position. Elle affirme néanmoins avoir déposé une plainte auprès du Procureur de la République pour diffamation.