Lors d’une balade habituelle autour du quartier des Colombiers à Marolles, dans la Marne, une simple promenade quotidienne a brutalement basculé. Alors qu’elle accompagnait paisiblement sa chienne berger australien sur un chemin bordant des cultures, Jackie O. a vu surgir un American Bully.
L’animal a poussé la clôture de son jardin pour bondir au-dessus de l’obstacle et foncer directement vers sa congénère. N’écoutant que son courage, la promeneuse s’est immédiatement jetée au sol pour protéger sa chienne de l’assaut.
L’autre chien s’est alors retourné contre elle avec force. Victime de plusieurs morsures profondes au cuir chevelu, aux bras et aux mains, la malheureuse a dû son salut à l’intervention rapide de voisins alertés par ses cris désespérés.
Un traumatisme lourd et l’inquiétude du voisinage
Transportée d’urgence à l’hôpital, la promeneuse s’en sort avec vingt-quatre points de suture sur le crâne et une dizaine de jours d’interruption totale de travail. Mais le traumatisme psychologique reste immense pour cette habitante qui affirme avoir frôlé la mort.
Dans le quartier, la tension et l’incompréhension grandissent au fil des jours. Plusieurs semaines après l’événement, le canidé à l’origine de l’attaque réside toujours chez sa propriétaire, alimentant l’angoisse des familles vivant à proximité du terrain de sport.
Des étapes légales strictement encadrées
Face aux inquiétudes légitimes des habitants, la municipalité indique devoir appliquer un protocole administratif très rigoureux pour éviter tout recours juridique. L’animal a déjà subi les examens vétérinaires réglementaires qui ont heureusement écarté tout risque de rage.
Le maire a également adressé une mise en demeure à la propriétaire afin qu’elle remette sa clôture aux normes. En cas de non-respect de cette obligation, la mairie prendra un arrêté pour placer l’animal dans un refuge adapté, comme le raconte L’Union.
Réapprendre le quotidien après le drame
En attendant le résultat d’une évaluation comportementale destinée à déterminer le niveau de dangerosité du chien, la victime poursuit sa convalescence. Son retour au domicile familial reste marqué par l’appréhension et le stress.
Cette amoureuse des animaux redoute désormais chaque sortie avec son compagnon à quatre pattes. Désormais, dès qu’elle aperçoit un autre chien à l’horizon, elle préfère changer immédiatement d’itinéraire pour éviter le moindre risque.