Son chien d'assistance est refusé à l’embarquement : un simple document lui coûte ses vacances et 6000 €

Le voyage de Sancha et Skye, son chien d'assistance, vire au cauchemar à l'aéroport. La compagnie aérienne refuse l'animal pour un simple document.

Une jeune femme, l'air désemparé, assise près de sa valise dans un hall d'aéroport, son chien border collie couché à ses pieds.

Crédits photos - Pour Sancha, voyager sans son chien d’assistance Skye est tout simplement impossible.

17:12

Le hall de l’aéroport, le billet dans une main, la laisse de son fidèle compagnon dans l’autre. Pour Sancha Talbot, ces vacances en Crète étaient un rêve attendu depuis plus d’un an. Un moment de répit et de découverte qu’elle s’apprêtait à partager avec Skye, son indispensable chien d’assistance.

Mais au moment d’embarquer, le rêve a viré au cauchemar. Face au personnel de la compagnie aérienne, Sancha a reçu une nouvelle qui a eu l’effet d’une douche froide. Skye, le border collie qui l’accompagne partout, n’était pas autorisé à monter à bord de l’avion. La raison ? Un simple bout de papier.

Pour la jeune femme atteinte de troubles autistiques, cette décision a eu des conséquences dramatiques. Contrainte d’annuler son séjour, elle a non seulement vu son voyage s’envoler, mais a également perdu près de 6 000 euros.

Un problème de paperasse qui vire au cauchemar

Le refus de la compagnie irlandaise ne venait pas d’un manque de place ou d’un danger. Le problème était purement administratif. Les certificats de formation de Skye ne provenaient pas d’un organisme reconnu par la compagnie, qui exige une affiliation à des fédérations internationales spécifiques.

Pourtant, Sancha avait agi en toute transparence. Bien avant le départ, elle avait contacté la compagnie pour expliquer la situation et fournir une lettre du dresseur de Skye attestant de son comportement exemplaire. Ironie du sort, les autorités grecques, en Crète, avaient accepté sans problème ses documents. Mais pour la compagnie aérienne, le règlement était le règlement, sans aucune place pour la flexibilité.

« Pour des personnes comme moi, ils ne sont pas facultatifs »

Face à ce mur, Sancha a tout tenté, proposant même que Skye porte une muselière durant tout le vol. En vain. L’incompréhension et la détresse se sont alors installées. Car Skye n’est pas un simple animal de compagnie. C’est un partenaire de vie essentiel à sa sécurité et à son autonomie.

« Pour des personnes comme moi, les chiens d’assistance ne sont pas facultatifs. Ils sont essentiels », a-t-elle confié, dépitée. Ce refus a été un coup dur, d’autant plus qu’elle avait déjà voyagé avec son chien sur d’autres compagnies sans jamais rencontrer de problème. Cette mésaventure met en lumière le parcours du combattant que vivent parfois les personnes en situation de handicap.

Sancha ne laisserait son fidèle compagnon pour rien au monde. Aujourd’hui, elle partage son histoire pour sensibiliser les compagnies aériennes. Elle espère que son témoignage poussera à plus de souplesse et d’humanité, pour que personne n’ait à choisir entre sa sécurité et le simple droit de voyager.

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.