Perdre son animal est une épreuve terrible pour de nombreux propriétaires. Pour Dale Pearce, un Australien, c’était tout simplement inenvisageable. Alors, quand les vétérinaires ont prononcé le diagnostic fatal pour sa chienne adorée, Neren, il a refusé de baisser les bras.
Face au cancer en phase terminale de sa Kelpie australienne, il n’a pas choisi une urne ou un cimetière. Il a pris une décision radicale, un pari fou sur l’avenir qui lui a coûté 37 000 euros et un voyage à l’autre bout du monde.
Un ultime périple pour un adieu suspendu
Le lien qui unissait Dale à Neren était exceptionnel. Pour honorer leurs années de complicité, il a organisé un dernier voyage. Ensemble, ils ont quitté Melbourne pour Hawaï, puis San Francisco, avant d’atteindre leur destination finale : le Michigan, aux États-Unis.
Le but de ce périple de plusieurs milliers de kilomètres n’était pas touristique. Il s’agissait de rejoindre le Cryonics Institute, l’une des rares structures au monde à proposer la cryogénisation. C’est là, dans un cabinet vétérinaire voisin, que Neren a été euthanasiée en douceur, pour que son corps puisse être pris en charge immédiatement.
L’espoir conservé à -196 °C
La procédure est digne d’un film de science-fiction. Juste après le décès, le corps de Neren a été refroidi et perfusé avec des produits cryoprotecteurs. Ces agents empêchent la formation de cristaux de glace qui détruiraient les cellules.
Son corps a ensuite été plongé dans une cuve d’azote liquide, où il est conservé à une température extrême de -196 °C. Le coût total, incluant l’adhésion, le voyage et la procédure, avoisine les 40 000 dollars. Un prix que Dale juge acceptable pour garder l’infime espoir de revoir un jour sa fidèle compagne.
Un choix possible en France ?
Cette histoire soulève une question pour de nombreux maîtres endeuillés. En France, la loi est très claire : seules l’inhumation et la crémation sont autorisées pour les animaux de compagnie. La cryogénisation n’est pas une option légale sur le territoire.
Pour un propriétaire français, la seule solution serait d’organiser un transfert rapide et complexe du corps vers un pays l’autorisant. Une démarche coûteuse et logistiquement difficile, mais qui témoigne d’un amour capable de défier les frontières, le temps et même la mort.