Pour Denis Gascon, un chasseur passionné de la Drôme, la forêt est devenue le théâtre d’un double cauchemar. En l’espace de quelques jours, il a vécu la douleur immense de perdre son fidèle compagnon, puis l’effroi de voir son autre chien frôler la mort dans des circonstances similaires.
Tout a commencé lors d’une battue au sanglier, un jour qui semblait ordinaire mais qui a viré à la tragédie. Son teckel, Vinny, a été attaqué et tué par un loup. Le cœur brisé, Denis pensait avoir tout perdu. Mais le destin lui réservait une épreuve encore plus glaçante, à peine une semaine plus tard.
Un compagnon fauché en pleine nature
Le drame initial s’est produit le 14 mars à La Roche-sur-Grâne. Alors que la chasse bat son plein, Denis perd soudainement le signal GPS de son teckel. L’inquiétude monte instantanément. Avec les autres chasseurs, il se lance à sa recherche, redoutant le pire.
Après de longues minutes d’angoisse, la terrible découverte est faite : le petit chien est retrouvé sans vie. Les traces au sol ne laissent que peu de place au doute. L’Office français de la biodiversité confirmera plus tard les craintes de tous : Vinny a bien été victime d’une attaque de loup. Pour son maître, c’est un choc insurmontable.
Le cauchemar frappe une seconde fois
Six jours plus tard, le 20 mars, Denis décide malgré tout de retourner chasser. Pour se rassurer, il emmène cette fois ses chiens de race Porcelaine, plus grands et robustes. Il espère que leur stature suffira à dissuader le prédateur qui rôde dans le secteur. Malheureusement, la prudence ne suffit pas.
Au cours de la sortie, l’un de ses Porcelaines se retrouve nez à nez avec un loup. La confrontation est inévitable et d’une violence inouïe. Mais cette fois, l’issue est différente. Plus puissant, le chien parvient à se défendre et à échapper aux crocs du prédateur. Un miraculé qui porte les stigmates d’une rencontre terrifiante.
« C’est comme si j’avais perdu un ami »
Dévasté par ces deux attaques successives, Denis Gascon peine à trouver les mots. « Mon chien n’a rien vu venir. C’est comme si j’avais perdu un ami », confie-t-il, encore sous le choc de la perte de Vinny. Pour lui, le problème n’est pas la présence du loup en soi, mais le fait qu’il s’en prenne désormais directement aux chiens.
Cette double tragédie laisse le chasseur face à une profonde incertitude. Comment continuer à pratiquer sa passion quand ses plus fidèles alliés deviennent des cibles ? Une question douloureuse qui hante aujourd’hui ses sorties en forêt.