Pour Sancha Talbot, ce voyage en Crète était bien plus que de simples vacances. C’était le fruit d’une année entière de préparation, un rêve sur le point de se réaliser. Accompagnée de Skye, sa fidèle chienne d’assistance, elle pensait avoir tout prévu pour s’envoler vers le soleil.
Pourtant, au moment d’embarquer, tout s’est effondré. Face au personnel de la compagnie aérienne, le rêve a viré au cauchemar. Malgré tous les documents fournis, la réponse est tombée, froide et sans appel : Skye n’était pas autorisée à monter dans l’avion.
Un règlement appliqué à la lettre
Le choc est immense pour cette jeune femme nord-irlandaise atteinte d’autisme. Pour elle, Skye n’est pas un simple animal de compagnie. « Pour les personnes comme moi, les chiens d’assistance ne sont pas une option », explique-t-elle avec émotion. Le border collie est son ancre, son soutien indispensable au quotidien.
Sancha avait pourtant pris soin de fournir tous les certificats de formation de sa chienne. Mais la compagnie aérienne, Aer Lingus, est restée inflexible. Sa politique est stricte : seuls les chiens issus de deux organisations internationales spécifiques sont acceptés en cabine. Une règle qui exclut Skye, formée par un dresseur privé.
Un rêve à 6500 euros qui s’envole
La déception est d’autant plus amère que tout semblait en ordre. Les autorités crétoises, elles, avaient bien validé la venue de Skye sur leur territoire. Sancha a tout tenté, proposant même que sa chienne porte une muselière durant tout le vol, comme elle l’avait déjà fait pour un voyage en Espagne. Rien n’y a fait.
Contrainte et le cœur lourd, elle a dû annuler ce séjour pour lequel elle avait économisé 6 500 euros. Aujourd’hui, Sancha ne compte pas en rester là. Elle dénonce des politiques « incohérentes ou imprécises » et souhaite se battre pour que la reconnaissance des chiens d’assistance, quelle que soit leur formation, soit plus juste et plus humaine.