Un après-midi de jeu, le bruit des roulettes sur le béton, les rires d’un enfant de 12 ans. La scène se déroule dans un skatepark de Vesoul, en Haute-Saône, sous un ciel de début d’été. Un moment d’insouciance comme tant d’autres, qui va pourtant basculer en quelques secondes.
Soudain, un chien non tenu en laisse fait irruption. Un magnifique mais puissant berger malinois qui, sans crier gare, se jette sur le jeune garçon. Le jeu s’arrête net, remplacé par la peur et la douleur. La journée venait de virer au cauchemar.
Une morsure et une plainte
Blessé aux mollets, l’enfant est sous le choc. Pour sa famille, la colère et l’incompréhension dominent. Comment un tel incident a-t-il pu se produire dans un lieu public, fréquenté par des enfants ? Rapidement, ils décident de porter plainte contre la propriétaire de l’animal pour que cela ne se reproduise plus.
Confrontée aux faits, cette dernière aurait reconnu son erreur. Un adjoint à la Ville a confirmé qu’elle avait admis avoir lâché son chien, un acte interdit dans la commune, surtout à proximité d’une aire de jeux. Elle aurait même pris les devants pour faire examiner son animal par un vétérinaire afin de s’assurer qu’il ne présentait aucun risque.
Quand les réseaux sociaux s’enflamment
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Meurtri de voir son beau-fils blessé, le beau-père publie un message sur Facebook pour dénoncer l’attaque, accompagnant son texte de photos des blessures. Le post devient viral et la situation prend une tournure dramatique et inattendue.
La propriétaire du malinois devient alors la cible d’un déferlement de haine. Des insultes, des intimidations, et même des menaces de mort. Dépassée par la violence des propos, elle se rend à son tour au commissariat pour porter plainte. Aujourd’hui, deux enquêtes sont en cours : l’une sur la morsure, l’autre sur le cyberharcèlement. Une triste histoire qui rappelle la double responsabilité de chacun, dans la vie réelle comme sur internet.