À Clénay, en Côte-d’Or, un drame familial s’est déroulé à l’abri des regards. Le 14 octobre 2025, un homme de 61 ans a mis fin aux jours de sa chienne de huit ans, nommée Violette. L’animal a été retrouvé pendu à une balançoire dans le jardin du domicile familial, quelques minutes après une scène d’une extrême tension.
Le père de famille a affirmé avoir agi sous le coup d’une impulsion incontrôlable. Son jeune fils de quatre ans venait d’être mordu au visage par l’animal. Pris de panique face au danger pressenti pour son enfant, le sexagénaire a réagi immédiatement pour écarter toute menace.
Poursuivi devant la justice pour sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique, l’homme a fait face à la juridiction bourguignonne. Cette affaire complexe interroge sur la frontière entre la protection d’un enfant et la maltraitance animale.
Une décision de justice confirmée en appel
Comme l’explique La Nouvelle République, la chienne de race American Bully avait été adoptée par le foyer deux mois seulement avant les faits. Devant la cour d’appel de Dijon le 9 octobre 2026, l’homme a réitéré son explication, certifiant avoir agi sous l’effet de l’adrénaline pour préserver son fils de quatre ans.
Déjà relaxé en première instance au mois de mars 2026, le prévenu a vu la décision confirmée par la cour d’appel, malgré le recours du parquet. Les juges ont estimé que les éléments constitutifs de l’infraction de cruauté n’étaient pas caractérisés au regard des circonstances du drame.
Le désaccord des associations de protection animale
Du côté des défenseurs des animaux, l’incompréhension demeure vive. Les associations constituées parties civiles contestent la qualification du geste et la dangerosité attribuée à l’animal. Un membre de la Confédération Nationale Défense de l’Animal a souligné que les faits initiaux évoquaient un simple pincement plutôt qu’une attaque violente.
Face à cette décision de relaxe, les parties civiles conservent la possibilité de se pourvoir en cassation. Ce dossier met en lumière les tensions juridiques et morales lorsqu’un incident implique la sécurité d’un jeune enfant et le destin d’un animal de compagnie.