C’est une histoire qui a glacé la France entière. Une jeune femme partie promener son chien dans la forêt, une balade qui se transforme en un drame insoutenable. Depuis plus de sept ans, l’affaire Elisa Pilarski hante les esprits, marquée par une question lancinante : qui a tué cette future maman ?
Pendant des années, tous les regards se sont tournés vers une meute de chiens de chasse présents ce jour-là. Une thèse qui a nourri une intense polémique et divisé le pays. Mais aujourd’hui, à la veille d’un procès décisif, le scénario a basculé de la manière la plus déchirante qui soit.
L’enquête pointe désormais une tout autre direction, une vérité presque impensable. Le principal suspect ne serait autre que Curtis, le propre chien d’Elisa, celui qui partageait sa vie et l’accompagnait lors de cette promenade fatale.
Un revirement inattendu après des années d’enquête
Au début de l’affaire, la présence d’une chasse à courre à proximité du drame semblait une évidence pour beaucoup. L’hypothèse d’une attaque par une meute de chiens de vénerie a longtemps été privilégiée, alimentant les débats médiatiques et les tensions locales. Cette piste semblait expliquer la violence des blessures.
Pourtant, au fil des mois, les expertises scientifiques ont commencé à raconter une autre histoire. Les analyses ADN, les études des morsures et les expertises comportementales ont progressivement écarté la responsabilité collective des chiens de chasse. Les conclusions convergent vers l’action d’un seul et unique animal, dessinant un scénario bien plus intime et tragique.
Curtis, le compagnon fidèle, au cœur des accusations
Pour la famille d’Elisa Pilarski, ce revirement est un véritable séisme. Leur avocat l’affirme désormais clairement : les preuves matérielles désignent Curtis comme l’unique auteur des morsures mortelles. Un chien qu’Elisa aimait et protégeait, et que son compagnon, Christophe Ellul, avait ramené des Pays-Bas.
Le procès, qui s’ouvre ce 3 mars, ne jugera pas le chien, mais bien son propriétaire pour « homicide involontaire ». La justice devra déterminer s’il a commis des imprudences ou des manquements dans la garde de cet animal puissant. Au-delà du verdict, cette affaire laissera une cicatrice indélébile, rappelant la complexité des liens qui nous unissent à nos animaux et la terrible part d’ombre qu’ils peuvent parfois renfermer.