En 1918, au milieu des ruines d’un chenil français dévasté par les bombardements, le jeune soldat américain Lee Duncan fait une découverte poignante. Parmi les décombres, un tout jeune berger allemand survit tant bien que mal.
Ému par la détresse de l’animal, le militaire décide de le recueillir et de le ramener avec lui aux États-Unis, comme le rapporte Wamiz. Il baptise le chiot Rin Tin Tin, en hommage aux petites poupées porte-bonheur offertes par les enfants français aux soldats de l’époque.
Personne ne pouvait alors se douter que ce rescapé des tranchées allait connaître un destin hors du commun et marquer à jamais l’histoire du septième art.
Un saut de plus de trois mètres qui ouvre les portes du cinéma
Au début des années 1920, lors d’un concours canin à Los Angeles, le talent naturel du chien saute aux yeux. Filmé au ralenti alors qu’il franchit un obstacle de près de 3,60 mètres, le berger allemand impressionne immédiatement les producteurs. Les images font le tour des studios hollywoodiens, ouvrant la voie à son premier rôle sur grand écran.
Le héros à quatre pattes qui a sauvé un studio mythique
Surnommé « Rinty », l’animal enchaîne les tournages et captive le public par son expressivité unique. Son succès est tel que le studio Warner Bros lui attribue le mérite d’avoir évité la faillite financière à plusieurs reprises dans les années 1920. Au sommet de sa popularité, Rin Tin Tin reçoit plus de 10 000 lettres d’admirateurs chaque mois.
Une légende immortelle qui traverse les générations
À sa mort en 1932, les radios américaines interrompent leurs programmes pour annoncer la nouvelle à la nation. Lee Duncan continue toutefois de faire vivre sa mémoire en élevant plusieurs générations de descendants. Aujourd’hui encore, la lignée de ce chien sauveur se perpétue, témoignant d’une complicité hors du commun entre l’homme et l’animal.