Ce qui devait être une paisible promenade un samedi de mai s’est transformé en une scène de chaos et de peur. Dans le secteur du bois de la Choque, à Saint-Quentin, un chien Malinois errant, seul et sans laisse, a soudainement semé la panique parmi les passants.
Nommé Voltaire, l’animal était particulièrement agité et agressif. La situation a rapidement dégénéré lorsqu’une femme de 56 ans, qui se trouvait sur son chemin, a été violemment attaquée. Mordue à plusieurs reprises aux bras, elle a été laissée dans un état grave, nécessitant une prise en charge immédiate par les secours.
Une intervention sous haute tension
Face à l’urgence, un important dispositif a été déployé. Policiers, gendarmes et pompiers ont convergé sur les lieux pour tenter de maîtriser la situation. Un responsable du refuge de Morcourt, appelé en renfort, a tout essayé pour calmer et capturer Voltaire, mais en vain. Même avec l’équipement adapté, le chien restait insaisissable.
Pendant de longues minutes, le Malinois a continué sa course folle, traversant les routes et les chemins, se montrant de plus en plus menaçant. Chaque tentative d’approche se soldait par un échec, et l’animal se rapprochait dangereusement du secteur de l’hôpital, faisant craindre le pire.
L’inéluctable dénouement
C’est alors qu’un fonctionnaire de police s’est retrouvé isolé, face à l’animal déterminé. Le chien s’est dirigé droit sur lui, ne laissant aucune place au doute quant à ses intentions. Se sentant directement menacé, le policier a pris une décision terrible mais nécessaire. Il a dégainé son arme de service et a tiré à trois reprises.
Le Malinois s’est effondré, succombant à ses blessures. Une fin tragique pour un animal en détresse, mais qui a mis un terme à une situation devenue incontrôlable et extrêmement dangereuse pour la population.
La propriétaire face à ses responsabilités
Le lendemain du drame, la propriétaire du chien s’est finalement présentée au commissariat. Elle devra répondre de ses actes devant le tribunal pour divagation d’animal dangereux. De son côté, la victime, grièvement blessée, pourrait se constituer partie civile pour obtenir justice après cette terrible épreuve.