Un ver de 30 cm sous la peau ou dans l’œil : cette maladie du chien se transmet à l’homme par un moustique

Transmise par le moustique tigre, une maladie du chien provoque l'apparition de vers sous la peau ou dans l'œil chez l'homme. Des cas sont recensés en Espagne.

Un moustique tigre, vecteur de la dirofilariose, est sur le point de piquer un chien endormi, illustrant le risque de transmission de la maladie.

Crédits photos - Le moustique tigre est le principal vecteur de cette maladie qui touche désormais l’homme.

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Imaginez la scène, digne d’un film d’horreur : un ver long de plusieurs centimètres se déplace juste sous votre peau, ou pire, apparaît dans le coin de votre œil. Ce scénario terrifiant n’est malheureusement pas de la fiction. C’est une réalité inquiétante qui se propage sur le pourtour méditerranéen, notamment en Espagne, où plusieurs personnes ont vécu cette expérience traumatisante.

À l’origine de ce phénomène se trouve une maladie bien connue des propriétaires de chiens : la dirofilariose, aussi appelée « maladie des vers du cœur ». Normalement cantonnée à nos compagnons à quatre pattes, cette infection parasitaire franchit désormais la barrière des espèces pour atteindre l’homme, avec un complice redoutable : le moustique tigre.

Qu’est-ce que la dirofilariose ?

La dirofilariose est causée par un ver rond, un parasite qui peut atteindre une taille impressionnante de 30 centimètres à l’âge adulte. Chez le chien, son hôte principal, les larves transmises par une piqûre de moustique migrent via la circulation sanguine. Elles se logent le plus souvent dans le cœur et les artères pulmonaires, provoquant des troubles graves qui peuvent être mortels si l’animal n’est pas traité.

Le cycle est simple et efficace. Un moustique pique un chien infecté et ingère des larves microscopiques. En piquant ensuite un autre animal, ou un humain, il lui transmet le parasite. Avec la prolifération du moustique tigre, les zones à risque s’étendent, touchant le sud de la France, l’Italie, la Grèce et l’Espagne.

Un danger qui nous concerne tous

Si la maladie est moins grave chez l’homme, elle n’en reste pas moins choquante. Aux Baléares, une demi-douzaine de cas humains ont été recensés ces deux dernières années. Le plus troublant est qu’il n’est pas nécessaire de posséder un chien pour être infecté. Il suffit de vivre à proximité d’un animal porteur et de se faire piquer par le mauvais moustique.

Chez l’homme, le ver se manifeste souvent par une grosseur sous la peau ou une présence visible et mobile dans l’œil ou la paupière. Dans tous les cas, les médecins sont formels : le parasite doit être retiré chirurgicalement. Une intervention heureusement sans complications, mais qui laisse un souvenir impérissable.

Comment protéger nos compagnons ?

Face à cette menace grandissante, la prévention est notre meilleure alliée. Protéger nos chiens, c’est aussi nous protéger. La première étape est de consulter un vétérinaire pour mettre en place des traitements vermifuges et antiparasitaires efficaces, spécifiquement conçus pour repousser les moustiques et tuer les larves de dirofilariose.

À la maison, l’utilisation de moustiquaires et de répulsifs dans les zones infestées est fortement conseillée. Il est également plus prudent d’éviter les promenades dans les zones humides, comme les bords de lacs ou de rivières, à l’aube et au crépuscule, moments où les moustiques sont les plus actifs.

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.