C’est un réveil que personne ne devrait jamais connaître. Pour Noémie et sa famille, ce matin du 30 avril restera gravé comme un véritable cauchemar. Leur adorable chiot Benco, âgé de seulement deux mois, a été brutalement arraché à leur jardin dans la Sarthe.
La boule de poils, un croisement de beauceron et de berger hollandais, venait à peine de prendre ses marques. Il répondait déjà à son nom, commençait à être propre et faisait le bonheur des deux enfants de la famille, âgés de 7 et 12 ans. En quelques minutes, cette joie a été remplacée par des larmes et une angoisse insoutenable.
Un manège suspect depuis plusieurs jours
Ce drame n’est pas le fruit du hasard. Noémie se souvient d’événements troublants les jours précédents. Un camion blanc, sans portes latérales, était passé deux fois très lentement devant leur maison. La deuxième fois, les deux hommes à bord s’étaient même arrêtés pour parler à son mari.
Ils avaient fait une remarque étrange, prétendant que leur chien « avait l’air méchant ». Une phrase qui sonne aujourd’hui comme un sinistre repérage. Le mari de Noémie leur avait pourtant assuré que Benco était tout le contraire : un chiot joueur et affectueux.
Une diversion pour commettre l’irréparable
Le matin du vol, la stratégie des malfaiteurs s’est précisée. Alors que le père de famille sortait Benco dans le grand terrain, une femme en jogging, âgée d’une cinquantaine d’années, l’a abordé. Elle prétendait avoir perdu son propre chien, détournant ainsi son attention.
C’est à ce moment précis qu’un homme s’est introduit dans le jardin par un portillon. Il a attrapé le chiot et s’est enfui en courant vers le fameux camion blanc. Le mari a tenté de le poursuivre, en vain. À son retour, la femme en jogging avait également disparu.
La peur et les questions d’une famille brisée
Au-delà du choc, une terrible question hante la famille : pourquoi leur voler un chiot ? Noémie craint le pire. Elle se demande si Benco n’a pas été drogué la veille, car il avait été étrangement malade. « D’habitude, quand il y a des gens ou chiens qu’il ne connaît pas, il aboie. Ce matin, il ne l’a pas fait », confie-t-elle.
La crainte que leur chiot, issu d’une race réputée pour sa capacité d’apprentissage, soit destiné à de mauvais traitements, comme les combats de chiens, est une torture. La famille a porté plainte et lancé un appel sur les réseaux sociaux, dans l’espoir infime de serrer à nouveau leur petite boule de poils dans leurs bras.