Les habitudes des habitants de Garéoult, dans le Var, connaissent un changement radical. Flâner entre les étals du marché en compagnie de son fidèle compagnon à quatre pattes appartient désormais au passé.
Depuis le début du mois, la municipalité interdit la présence des animaux lors du marché hebdomadaire et des manifestations publiques, comme l’explique TF1. Une période d’adaptation et de pédagogie est actuellement déployée jusqu’au 1er décembre afin d’informer les propriétaires avant l’application de restrictions plus fermes.
En temps normal, une trentaine de toutous traversaient régulièrement les allées commerçantes de la ville. Les élus locaux mettent en avant des arguments sanitaires et sécuritaires pour justifier ce choix.
Prévenir les accidents et préserver la propreté
L’objectif affiché par la commune est d’éviter les désagréments liés aux déjections, mais surtout d’écarter tout risque de morsure ou de bousculade. Dans la foule dense des jours de marché, la présence d’animaux peut provoquer des réactions imprévisibles, notamment à proximité des jeunes enfants et des personnes âgées.
Si la mesure fait grincer quelques dents chez les propriétaires habitués à cette promenade rituelle, d’autres usagers saluent une initiative visant à apaiser l’espace public.
Une tendance qui gagne d’autres régions
Garéoult n’est pas la seule localité française à prendre une telle décision. Durant l’été 2025, la commune de Saint-Quay-Portrieux, située dans les Côtes-d’Armor, avait expérimenté un arrêté similaire sur son littoral et ses zones commerçantes, avant de le pérennisera définitivement.
Ces initiatives posent la question du juste équilibre entre la place accordée aux animaux de compagnie et le bien-être collectif au sein des espaces collectifs.