Ce qui se passe
Sur moins d’un kilomètre carré, on dénombre environ 70 à 90 félins vivant en extérieur. Certaines attaques visent des promeneurs accompagnés de chiens, une habitante s’étant même fracturé le bras après une chute. Parallèlement, ces prédateurs s’en prennent aux océanites tempête, de fragiles oiseaux marins nichant dans des terriers — la colonie de l’archipel est l’une des plus importantes d’Europe. La situation a été qualifiée de « désastre » par un élu local.
Pourquoi c’est surprenant
Sur une île sans voitures, la prolifération de chats libres bouleverse l’équilibre naturel : un super-prédateur domestique, introduit et adaptable, peut décimer des espèces insulaires en peu de temps. L’essor de la population, couplé à la saison des naissances, explique des comportements défensifs envers les chiens et leurs maîtres — et alimente les tensions entre protection animale et protection de la faune sauvage.
Ce qui change maintenant
Les autorités ont lancé un recensement, verbalisent les chats non identifiés (jusqu’à 750 €) et organisent des captures en vue de stérilisations. Les animaux piégés sont transférés pour opération sur l’île d’Ouessant. En parallèle, au moins cinq empoisonnements de chats ont été constatés en deux mois, signe d’un climat délétère. Gendarmes mobilisés, habitants partagés : l’objectif affiché est de rétablir la sécurité tout en préservant les oiseaux et le bien-être animal.