Il n’était pas un simple animal de compagnie, mais un véritable soignant à quatre pattes. Près de Dijon, la disparition d’Adès, un magnifique Maine Coon d’un an, a laissé un vide immense au sein de l’association Ani’nomade et auprès des patients qu’il réconfortait chaque jour.
Ce chat au tempérament exceptionnel n’a pas fugué. Tout indique qu’il a été enlevé, laissant derrière lui une famille professionnelle dévastée et des bénéficiaires en grande souffrance.
L’émotion est palpable. Pour Claire Mangeot, la présidente de l’association, la perte est incommensurable. « Ce n’est pas un simple chat, c’est mon collègue de travail », confie-t-elle, la voix brisée. Et pour cause, Adès était un pilier de la médiation animale.
Un collègue à quatre pattes irremplaçable
Spécifiquement éduqué pour sa mission, Adès intervenait dans les hôpitaux et les structures spécialisées. Il apportait sa douceur aux enfants, aux adolescents, mais aussi aux adultes luttant contre des addictions ou aux personnes âgées. Sa nature sociable le poussait à aller instinctivement vers ceux qui en avaient le plus besoin.
Son rôle était de créer du lien, d’apaiser les angoisses et d’offrir un réconfort silencieux mais puissant. Pour beaucoup, il était bien plus qu’un animal : un confident et une source de courage.
Un vol organisé et un traceur détruit
Le drame s’est noué en quelques instants. Équipé d’un traceur GPS, Adès était toujours localisable. Mais ce mardi après-midi, tout a basculé. Un signalement sur un groupe Facebook a attiré l’attention sur ce chat de race portant un collier GPS. Peu de temps après, le signal du traceur a été brusquement coupé. Le boîtier sera retrouvé plus tard, détruit.
Les images de vidéosurveillance confirment les craintes : une personne s’est approchée et a emmené l’animal. Pour l’association, le doute n’est pas permis, il s’agit d’un vol. Une plainte a été déposée, mais l’angoisse grandit.
L’appel à l’aide d’une association désemparée
Face à ce silence insupportable, Ani’nomade a lancé un appel vibrant sur les réseaux sociaux, espérant que la mobilisation permettra de retrouver leur précieux collègue. Leur message est un cri du cœur, partagé des centaines de fois.
Un drame pour les patients les plus fragiles
Au-delà de la tristesse, c’est l’impact sur les bénéficiaires qui inquiète le plus. Comment expliquer cette absence soudaine à des enfants souffrant de troubles de l’abandon ? « Leur expliquer qu’il n’est plus là et qu’on ne sait pas pourquoi, c’est très compliqué psychologiquement », explique Claire Mangeot.
L’association garde l’espoir qu’Adès soit en sécurité, en attendant de pouvoir le serrer à nouveau dans leurs bras. Ils supplient toute personne ayant une information de les contacter, de jour comme de nuit.