C’était un rituel plein de confiance, comme il en existe dans des millions de foyers. Ce soir de janvier, Annick et Gérard ouvrent la porte à Zéphyr, leur jeune chat Ragdoll de 22 mois, pour sa promenade habituelle dans le jardin. Un moment de liberté anodin qui allait basculer dans l’horreur.
Deux heures plus tard, l’inquiétude commence à poindre. D’habitude si ponctuel, Zéphyr ne répond pas à leurs appels. La nuit tombe sur le Var, et avec elle, une angoisse grandissante. Le couple le cherche partout, en vain. La soirée se transforme en une longue et silencieuse attente, le cœur serré par un mauvais pressentiment.
Une découverte insoutenable
Le lendemain matin, un appel des voisins brise le silence. Leur femme de ménage a aperçu Zéphyr, prostré dans leur jardin. Annick et Gérard se précipitent et découvrent une scène insoutenable. « Nous l’avons vu allongé par terre », témoigne Gérard, la voix brisée. « Il était immobile, miaulait, il n’arrivait plus à marcher. Il était gravement blessé. »
Sans perdre une seconde, ils emmènent leur petit compagnon chez le vétérinaire. Le diagnostic est un choc terrible, confirmant leurs pires craintes. Le professionnel constate « un hématome étendu sur un rayon d’environ 10 cm autour de l’anus, associé à des déchirures anales ». L’origine de ces blessures ne fait aucun doute.
La cruauté d’un acte inhumain
« Ce qui est sûr, c’est que c’est venu de la main de l’Homme. Mais qui a bien pu faire ça ? », s’interroge Gérard, dévasté. Malgré tous les efforts de l’équipe soignante pour le sauver, le jeune Zéphyr succombe à ses terribles blessures. L’autopsie confirmera plus tard que « l’hypothèse d’une maltraitance voire de cruauté est très probable ».
Face à cet acte de barbarie, les maîtres de Zéphyr ont immédiatement déposé plainte. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour identifier le ou les responsables de cet acte odieux, passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. La Fondation 30 Millions d’Amis, déterminée à obtenir justice pour Zéphyr, se constituera partie civile si un procès a lieu, pour que la voix de cet animal supplicié soit entendue.