« J'ai tiré sur votre chat » : un adolescent avoue, mais la décision de la justice anéantit la famille de Calice

Le meurtrier de Calice, une chatte tuée et empalée, a été identifié. Cet adolescent de 17 ans a avoué avoir tiré, mais la justice a classé l'affaire.

Une femme en larmes regarde une photo de son chat, symbole du deuil et de la quête de justice pour un animal.

Crédits photos - La famille de Calice est anéantie par la décision de la justice.

12:09

Pour Noémie, ce fut d’abord un immense soulagement. Un appel de la gendarmerie qu’elle n’attendait plus, porteur d’une nouvelle cruciale : le meurtrier de sa petite chatte Calice avait été identifié. Après des mois d’angoisse et de questions, la vérité semblait enfin sur le point d’éclater.

Au bout du fil, le major lui explique tout. Le suspect est un adolescent de 17 ans. Il a été interpellé et, en présence de son avocat, il a tout avoué. Oui, c’est bien lui qui a tiré sur Calice. L’espoir renaît pour Noémie, la justice va enfin pouvoir faire son travail. Mais la suite de la conversation va transformer ce bref espoir en un véritable cauchemar.

Un drame d’une cruauté inouïe

L’affaire avait secoué toute la communauté de Castillon-la-Bataille, en Gironde. Il y a quelques mois, la petite Calice avait été retrouvée sans vie sur la propriété de ses maîtres. L’animal n’avait pas seulement été tué par balle, son corps avait aussi été empalé, une mise en scène macabre qui avait soulevé une vague d’indignation et de tristesse.

Face à cet acte barbare, une immense chaîne de solidarité s’était formée. Une pétition réclamant « Justice pour Calice » avait rapidement rassemblé des dizaines de milliers de signatures, témoignant de l’émotion collective face à une telle violence.

Une confession qui glace le sang

Grâce au travail acharné des enquêteurs, le puzzle s’est enfin assemblé. Le suspect, un jeune de 17 ans, a expliqué sa version des faits. Accompagné de deux autres garçons plus jeunes et d’un chien, il se promenait avec un fusil. Selon ses dires, son chien aurait levé un animal qu’il aurait pris pour un lapin. Il a alors tiré pour le tuer.

En s’approchant, il aurait réalisé son erreur en découvrant qu’il s’agissait d’un chat et se serait enfui. Il conteste cependant formellement avoir empalé l’animal et participé à la mise en scène. Une confession qui, si elle éclaire une partie du drame, laisse la famille de Calice avec de nombreuses questions.

« Classé sans suite » : le coup de massue

C’est la seconde partie de l’appel qui a tout fait basculer. Le major a annoncé à Noémie que le magistrat de permanence avait pris sa décision. L’affaire est « classée sans suite », au motif qu’il n’y aurait « aucun élément matériel sur les actes de cruauté » et que le tir relevait d’une « action de chasse ».

Pour la famille de Calice, c’est l’effondrement. Le coupable est identifié, il a avoué, mais il ne sera pas puni. Un sentiment d’injustice insupportable qui les pousse aujourd’hui à continuer leur combat. Anéantis mais pas résignés, ils demandent à tous de continuer à partager la pétition pour que la mort de leur petite chatte ne reste pas impunie.

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Anaïs Tarande
Anaïs Tarande

Anaïs est une amoureuse inconditionnelle des animaux, avec une passion particulière pour les chats. Elle combine son amour pour les félins avec ses compétences en rédaction pour apporter des informations utiles et des conseils précieux aux propriétaires de chats, tout en partageant ses propres expériences en tant que "humaine" de deux adorables chats.