« Je n’y peux rien si elle prend un nouveau chat » : son chien en tue quatre, la réponse du propriétaire est révoltante

En Allemagne, le chien d'un chasseur a tué quatre chats de sa voisine. Condamné à une lourde amende, l'homme a choqué par son manque total d’empathie.

Un chien de chasse de race braque allemand à poil dur observe attentivement un chat se tenant à distance dans un jardin verdoyant.

Crédits photos - Ce drame met en lumière la responsabilité cruciale des maîtres de chiens à l’instinct de prédation élevé.

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C’est une histoire qui glace le sang et soulève une vague d’indignation. Pour une femme de 78 ans vivant à Marbourg, en Allemagne, le chagrin est devenu une terrible habitude. Elle vient de perdre son quatrième chat, Robin, tué par le chien de son voisin un soir de Noël.

Ce drame n’était malheureusement pas un accident isolé, mais le dernier d’une série tragique. Avant Robin, trois autres de ses compagnons félins avaient connu le même sort, victimes des crocs de Rufus, un braque allemand à poil dur appartenant à un chasseur de 78 ans.

Un danger connu et ignoré

Convoqué une nouvelle fois devant la justice, le propriétaire du chien a tenté de minimiser sa responsabilité. Il a expliqué que son chien, Rufus, avait « bondi hors de la voiture » sans sa muselière et était devenu incontrôlable en apercevant le chat. Un argument qui n’a pas convaincu le tribunal.

Pour la juge, le cœur du problème n’est pas l’instinct de chasse de l’animal, mais la négligence de son maître. Le danger était parfaitement identifié puisque trois drames similaires avaient déjà eu lieu. L’homme savait que son chien pouvait tuer, mais n’a pas pris les précautions nécessaires, comme le port systématique d’une muselière.

« La faute à la voisine » : une défense choquante

Le plus révoltant dans cette affaire reste l’attitude du chasseur. Loin de faire preuve de remords, il a semblé rejeter la faute sur sa voisine. Selon un témoin, il aurait déclaré « qu’il n’y pouvait rien si sa voisine prenait sans cesse un nouveau chat ».

Cette phrase terrible révèle un manque total d’empathie. Pour lui, le problème n’était pas son chien incontrôlé, mais l’amour inconditionnel de sa voisine pour les animaux, qui continuait d’en adopter malgré les drames. Une vision des choses qui interroge profondément sur le respect de la vie animale.

Une amende record mais pas d’interdiction

Le tribunal a condamné le septuagénaire à une amende sévère de 11 200 euros pour violation de la loi sur la protection des animaux. Cependant, aucune interdiction de détenir un animal n’a été prononcée, la juge estimant que les mesures prises depuis (clôtures, laisse) étaient suffisantes.

Pour la voisine endeuillée, cette décision laisse un goût amer. Au-delà de la sanction financière, c’est la perte répétée de ses compagnons bien-aimés qui laisse une blessure ouverte, et le sentiment que justice n’a été que partiellement rendue.

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Anaïs Tarande
Anaïs Tarande

Anaïs est une amoureuse inconditionnelle des animaux, avec une passion particulière pour les chats. Elle combine son amour pour les félins avec ses compétences en rédaction pour apporter des informations utiles et des conseils précieux aux propriétaires de chats, tout en partageant ses propres expériences en tant que "humaine" de deux adorables chats.