« Le lapin n'était pas à moi » : elle abandonne son chat 10 jours et son excuse est révoltante

Abandonnés 10 jours sans eau ni nourriture, un chat et un lapin ont vécu un véritable calvaire. L'excuse de leur propriétaire au tribunal est révoltante.

Un chat tigré regarde tristement par la fenêtre d'un appartement vide et sale, symbolisant l'abandon et la solitude.

Crédits photos - Les animaux ont été laissés seuls pendant plus de dix jours.

10:08

C’est une scène qui fend le cœur, découverte derrière une porte close à Saint-Étienne. Appelé pour une expulsion, un serrurier force la serrure et pénètre dans un appartement. Immédiatement, une odeur insoutenable d’urine et d’excréments le saisit. Le logement est dans un état d’insalubrité avancé, jonché de déchets.

Au milieu de ce chaos, deux petites vies luttent pour leur survie. Un chat et un lapin, abandonnés à leur sort, errent entre des gamelles désespérément vides. D’après les premières constatations, cela faisait au moins dix jours qu’ils n’avaient eu ni eau, ni nourriture. Un calvaire silencieux qui a heureusement pris fin grâce à cette intervention.

Des justifications qui glacent le sang

Convoquée par la gendarmerie, la propriétaire n’a pas semblé mesurer la gravité de ses actes. Face aux enquêteurs, ses explications ont de quoi révolter. « Le lapin n’était pas le sien et appartenait à sa fille », a-t-elle simplement déclaré. Quant au chat, elle aurait prétexté ne pas avoir « réussi à l’attraper » en quittant les lieux.

Absente à son procès, elle avait ajouté ne simplement « pas eu le temps » de venir nourrir les deux animaux. Des justifications qui n’ont évidemment pas convaincu le tribunal, face à l’évidence de la négligence et de la souffrance endurée par ces êtres sans défense.

Une décision de justice exemplaire

Constituée partie civile, la SPA de Lyon a porté la voix de ces deux victimes silencieuses. L’avocat de l’association a demandé réparation pour les frais engagés, mais aussi et surtout, au nom du préjudice animalier. Une notion juridique encore récente mais qui progresse, comme l’a souligné le président du tribunal.

Le verdict est tombé, et il se veut exemplaire. La femme a été condamnée à plusieurs amendes, mais surtout à verser 800 euros au titre de ce fameux préjudice animalier : 400 euros pour le chat, et 400 euros pour le lapin. Cette décision rappelle une vérité essentielle, inscrite dans la loi depuis 2015 : un animal n’est pas un meuble, mais bien un « être sensible » qui mérite respect et protection.

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Anaïs Tarande
Anaïs Tarande

Anaïs est une amoureuse inconditionnelle des animaux, avec une passion particulière pour les chats. Elle combine son amour pour les félins avec ses compétences en rédaction pour apporter des informations utiles et des conseils précieux aux propriétaires de chats, tout en partageant ses propres expériences en tant que "humaine" de deux adorables chats.