C’est une histoire comme on aimerait en lire plus souvent, une lueur d’espoir au milieu des cendres. Pour la famille Hervouët, le 8 juillet 2025 restera à jamais une date maudite. Ce jour-là, un incendie dévastateur a ravagé la région de Marseille, emportant avec lui « toute une vie » et la quasi-totalité de leurs maisons.
Au cœur de ce chaos, une angoisse supplémentaire les étreignait : le sort de leurs cinq chats. Par miracle, au lendemain de la catastrophe, ils avaient tous été retrouvés sains et saufs. Mais le répit fut de courte durée. Quelques jours après avoir été relogée, la famille a dû faire face à un nouveau drame : Hadès, leur majestueux maine coon de 11 ans, avait disparu.
Un espoir anéanti après le drame
Pour cette famille qui avait déjà tout perdu, cette disparition était le coup de grâce. Les avis de recherche sur les réseaux sociaux sont restés sans réponse, et les jours se sont transformés en semaines, puis en mois. Le silence est devenu assourdissant, et la famille a fini, le cœur lourd, par « accepter sa disparition ».
Pourtant, sans qu’ils le sachent, Hadès n’était pas si loin. Le félin avait trouvé refuge dans une commune voisine, La Rove, survivant seul pendant de longs mois, à une dizaine de kilomètres de ses humains dévastés.
L’appel qui a tout changé
Huit mois se sont écoulés. Huit longs mois où la famille a tenté de se reconstruire, morceau par morceau. Puis, un jour, le téléphone a sonné. Au bout du fil, une clinique vétérinaire. Un habitant venait de leur déposer un chat errant, un magnifique maine coon. Grâce à sa puce électronique, l’identification a été immédiate : c’était Hadès.
Pour Frédéric Hervouët, le père de famille, l’émotion était immense. Il s’est immédiatement rendu à la clinique, le cœur battant, osant à peine y croire. Le moment des retrouvailles a dépassé toutes ses espérances, un instant suspendu dans le temps.
« L’assistante vétérinaire était au bord des larmes »
La scène, racontée par le père de famille, est poignante. « Quand j’y suis allé et que je l’ai appelé, il a quitté le coin dans lequel il était recroquevillé pour venir jusqu’à moi en miaulant », confie-t-il. L’émotion était si forte qu’elle a submergé tout le monde. « L’assistante vétérinaire était au bord des larmes et moi aussi. »
Comme pour confirmer que le sort leur souriait à nouveau, la famille a appris que leur assurance allait prendre en charge leur loyer pour une année supplémentaire et leur accorder une indemnité pour reconstruire un logement. Une conclusion pleine d’espoir pour Frédéric : « La roue finit toujours par tourner. »