Pour Sarah et Alexis, cette journée de juin restera gravée comme un cauchemar. À leur retour chez eux, à Lacroix-Saint-Ouen dans l’Oise, ils retrouvent leur jeune Maine Coon d’un an, Cooper, dans un état alarmant. L’animal, qui s’était échappé, halète, se cache, puis commence à convulser et à baver, visiblement en grande souffrance.
Commence alors une course contre la montre angoissante. Le couple appelle toutes les cliniques vétérinaires des environs, mais le soir, toutes les portes sont closes. Personne ne répond. Leur compagnon se débat entre la vie et la mort sous leurs yeux, et ils sont seuls, totalement démunis. L’attente devient insupportable, chaque minute qui passe est une torture.
Un désert vétérinaire aux conséquences tragiques
Ce n’est qu’à une heure du matin qu’un régulateur des urgences les rappelle enfin. Mais il est trop tard. Cooper est mort depuis plusieurs heures, dans des conditions terribles. Le couple apprend alors une réalité glaçante : pour trouver un service d’urgence ouvert, il aurait fallu faire plus d’une heure de route, vers Meaux, L’Isle-Adam ou même Reims.
« Vu son état, notre chat serait mort sur la route. C’était impensable de l’y emmener », confie Sarah, encore sous le choc. L’idée de lui infliger un tel trajet dans ses derniers instants était tout simplement inhumaine. Cette absence de service de proximité dans une zone comme le Compiégnois est pour eux une source d’incompréhension et de profonde colère.
De la tristesse à la colère, un combat pour tous les animaux
« Avec Alexis, mon compagnon, on a beaucoup de tristesse mais aussi beaucoup de colère », explique Sarah. Ce drame, ils ne veulent plus jamais le revivre, ni pour leur autre chat Willow, ni pour leur bouledogue Olympe. Pour eux, comme pour des millions de propriétaires, les animaux de compagnie ne sont pas de simples bêtes. « Nos animaux sont comme nos enfants… C’est dur ».
Refusant que la mort de Cooper soit vaine, ils ont décidé de transformer leur douleur en action. Le couple a lancé une pétition en ligne pour réclamer la création d’un service d’urgences vétérinaires dans leur secteur. Leur initiative a immédiatement trouvé un écho, de nombreux propriétaires ayant partagé des expériences similaires. Le combat de Sarah et Alexis est devenu celui de toute une communauté qui demande simplement à pouvoir soigner ses compagnons, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.