Imaginez découvrir une chienne abandonnée à elle-même, souffrante et en danger de mort, puis apprendre que la justice ordonne de la rendre à son tortionnaire. C’est l’incroyable histoire qui secoue actuellement les défenseurs des animaux — et soulève une vague d’indignation partout en France.
Tout commence le 15 janvier 2025, lorsqu’une randonneuse donne l’alerte après avoir trouvé une chienne croisée beauceron visiblement négligée dans une ferme près de Saint-Brieuc. L’animal, âgé d’environ 8 à 10 ans, portait une tumeur de 2,5 kg, n’était pas identifiée, ni soignée, et montrait des signes de souffrances de longue date. Alertés, les gendarmes et l’association Stéphane Lamart procèdent à une saisie d’urgence dès le lendemain matin. Opérée en urgence, la chienne est enfin soulagée après des années d’enfer.
Le choc survient lorsque, contre toute logique, la magistrate du parquet refuse de protéger l’animal sous prétexte de procédure, et ordonne sa restitution immédiate à son propriétaire. Pour l’association et une large partie de l’opinion, c’est l’incompréhension totale : comment remettre un animal à celui-là même qui l’a laissé souffrir? Le président de l’association, Stéphane Lamart, dénonce un manque cruel de formation des magistrats sur la protection animale et dépose une nouvelle plainte pour empêcher ce retour dramatique.
Ce dossier bouleverse les amoureux des animaux et relance le débat sur la place réelle du bien-être animal dans notre justice. L’affaire met en lumière les failles de la législation et l’urgence d’une réforme profonde : pour de nombreux citoyens, jamais un animal martyrisé ne devrait être rendu à son bourreau. Un appel vibrant à la mobilisation et à la modernisation du droit animalier.