Son sort semblait scellé. À seulement 11 mois, Aslan, un jeune croisé malinois et berger allemand, était condamné. Une décision administrative, froide et définitive, avait ordonné son euthanasie après plusieurs accusations de morsures dans le Pas-de-Calais. Pour ce jeune chien, l’avenir s’était brutalement assombri.
Pourtant, dans cette histoire qui semblait toute tracée, un incroyable élan de solidarité et un rebondissement inespéré ont tout changé. La vie d’Aslan ne tenait plus qu’à un fil, mais des personnes ont refusé de le laisser tomber. Une véritable course contre la montre s’est alors engagée pour lui offrir une seconde chance.
Une expertise qui sème le doute
Tout a commencé par plusieurs plaintes pour morsures à Sangatte. L’une d’elles est décrite comme grave. Placé en fourrière, Aslan est rapidement évalué par un vétérinaire. Le verdict tombe comme un couperet : dangerosité de niveau 4 sur 4, le maximum. Le maire, soutenu par la préfecture, signe alors l’arrêté d’euthanasie.
Mais ses propriétaires et l’association Agir pour la vie animale (AVA) n’y croient pas. Ils dénoncent un examen réalisé dans de mauvaises conditions. Une contre-expertise est demandée, et le résultat est radicalement opposé : dangerosité de niveau 1 sur 4. Comment expliquer un tel écart ?
Le pardon qui change tout
Face à cette situation, la mobilisation a été immense. Une pétition en ligne a recueilli près de 49 000 signatures pour sauver le jeune chien. Mais le soutien le plus touchant, et le plus décisif, est venu de là où personne ne l’attendait. Interrogée, la retraitée qui avait été mordue par Aslan a elle-même déclaré qu’elle ne souhaitait pas sa mort.
Ce témoignage bouleversant, couplé à la mobilisation, a pesé lourd dans la balance. La justice a finalement accordé un sursis d’un mois. Aslan a été confié à l’association AVA, qui a désormais quatre semaines pour le rééduquer et prouver qu’il ne représente pas un danger. Une dernière chance pour un chien qui a frôlé la mort de trop près.