« Elle m’a attaché les pieds avec la laisse » : une dispute dégénère, un chien la mutile sur ordre de sa maîtresse

Une simple visite pour récupérer son chien se transforme en cauchemar. Mutilée par les chiens de sa voisine, elle livre un témoignage glaçant sur l'agression.

Un grand chien de type berger regarde intensément à travers une clôture en grillage d'une maison de banlieue en France, l'air tendu.

Crédits photos - La responsabilité du propriétaire est au cœur des débats lors d’une attaque.

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Ce qui devait être une simple visite entre voisines à Trignac, en Loire-Atlantique, a viré au cauchemar absolu. Une femme venue récupérer son propre chien s’est retrouvée au cœur d’une scène d’une violence inouïe, agressée par les deux chiens de son hôte. Un drame qui soulève une question terrible : un animal peut-il devenir une arme ?

La journée avait pourtant commencé normalement. Mais lorsqu’une dispute éclate, la situation bascule en quelques secondes. Selon le témoignage glaçant de la victime, la propriétaire des chiens aurait refusé de la laisser partir. Pire encore, elle aurait délibérément excité ses animaux pour qu’ils s’en prennent à elle.

Le récit est terrifiant. La victime affirme que la propriétaire a frappé l’un de ses chiens à l’arrière-train pour le pousser à l’attaque. Prise au piège, elle a été sauvagement mordue, ses deux pieds ayant même été attachés, pense-t-elle, avec la laisse du second chien.

Une matinée qui bascule dans l’horreur

Les faits, qui se sont déroulés en mars 2025, ont été examinés par le tribunal de Saint-Nazaire. La victime a raconté comment une demande d’argent pour, selon ses dires, acheter de la drogue, a été le point de départ de l’agression. Face à son refus, la propriétaire serait entrée dans une rage folle.

« Elle a donné des coups à l’arrière-train de l’un qui s’est jeté sur moi. Ils étaient en état d’hystérie », a-t-elle expliqué à la barre. Réussissant miraculeusement à s’enfuir avec son propre animal, elle s’est effondrée un peu plus loin dans la rue, victime d’un malaise.

Des blessures graves et un sauvetage in extremis

Le salut de la victime est venu d’un dispositif de surveillance cardiaque qu’elle portait. Celui-ci a automatiquement alerté les secours, qui sont intervenus rapidement. Le certificat médical présenté au tribunal est sans appel : les blessures sont parfaitement « compatibles avec des morsures de chien ».

L’affaire est d’autant plus troublante que la propriétaire accusée, âgée de 41 ans, a quitté le tribunal avant même d’être appelée à témoigner. Elle est également poursuivie pour ne pas avoir respecté les visites de surveillance vétérinaire obligatoires pour son animal après l’incident.

Parole contre parole au tribunal

Face à des faits que la procureure a qualifiés de « flous » mais étayés par le certificat médical, quatre mois de prison avec sursis ont été requis. L’avocate de la défense, quant à elle, a plaidé la relaxe, pointant le manque d’éléments et le fait que la victime ait attendu plusieurs jours avant de consulter un médecin et de porter plainte.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré. Laissera-t-il le doute profiter à l’accusée ou reconnaîtra-t-il le calvaire enduré par la victime ? Le jugement, très attendu, sera rendu le 25 juin.

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.