Une soirée en famille a tourné au cauchemar à Béthune, dans le Pas-de-Calais. Ce qui devait être un moment de partage s’est transformé en une scène d’une violence inouïe, laissant trois personnes hospitalisées et un propriétaire de chiens dévasté.
Les agresseurs ? Deux American Staffs, des chiens que leur maître décrivait comme des membres de la famille, élevés avec amour et douceur. Aujourd’hui, l’incompréhension est totale face à ce déchaînement soudain de violence.
Un terrible accident bascule dans l’horreur
Tout a commencé par un simple accident domestique. Le père du propriétaire, en visite, a fait une chute et s’est blessé. C’est à la vue du sang que l’un des chiens, âgé de deux ans et demi, a changé de comportement et a attaqué l’homme à terre.
Dans un mouvement de panique et de protection, la mère et le frère ont tenté d’intervenir. Malheureusement, ils ont eux aussi été pris pour cible par les deux animaux déchaînés. Pour échapper à leurs propres chiens, les victimes ont dû se barricader dans la salle de bains en attendant l’arrivée des secours.
Le désarroi du maître : « Jamais je ne leur ai appris à attaquer »
Le propriétaire, un ancien maître-chien, est sous le choc. Il ne trouve aucune explication rationnelle à ce drame. « Ces deux chiens, je les ai eus à l’âge de deux mois et demi », a-t-il confié, la voix brisée. Il assure les avoir toujours bien traités, promenés et soignés.
« Tout s’est toujours bien passé, mes parents ont l’habitude de les côtoyer », insiste-t-il. Cette attaque soudaine est pour lui une énigme douloureuse, un véritable séisme qui remet tout en question.
Quel avenir pour les deux chiens ?
Après l’intervention des pompiers, les deux American Staffs ont été capturés et conduits dans un refuge-fourrière. Une évaluation comportementale doit déterminer leur niveau de dangerosité. La menace d’une euthanasie pèse lourdement sur eux.
Pour le propriétaire, la décision est déjà prise, et elle est déchirante. Même si les chiens n’étaient pas euthanasiés, il ne les reprendra pas. La peur a remplacé l’amour, et la sécurité de sa famille, notamment de sa fille, passe avant tout. Un troisième chien, non impliqué, a pu rester auprès de son maître.