C’est un fait divers singulier qui vient de trouver son dénouement dans les salles d’audience. Pendant plusieurs semaines, deux hommes ont arpenté les rayons spécialisés de magasins d’articles de sport pour y commettre une série de vols ciblés. Leur marchandise de prédilection : les colliers connectés pour chiens.
Comme l’explique Ouest-France, les deux prévenus ont écumé pas moins de seize magasins de l’enseigne Decathlon en Normandie, en Bretagne et en Auvergne-Rhône-Alpes. Leur manège s’est étalé sur seulement deux mois, pour un préjudice financier global évalué à plus de 50 000 euros au détriment des enseignes visitées.
C’est finalement dans le magasin de Villefranche-sur-Saône, situé dans le Rhône, que leur itinéraire s’est interrompu. Un agent de sécurité vigilant a repéré leurs déplacements suspects et a rapidement alerté les policiers pour procéder à leur arrestation en plein acte.
Un marché noir alimenté par des accessoires pour chiens très convoités
Ces balises GPS high-tech constituent aujourd’hui des alliés précieux pour les propriétaires d’animaux. Conçus pour éviter la perte ou la fugue de son fidèle compagnon à quatre pattes, ces dispositifs séduisent de plus en plus de familles désireuses d’assurer la sécurité de leur chien lors des promenades.
Malheureusement, cette forte popularité s’accompagne d’un coût important en magasin. C’est cette valeur marchande élevée qui a suscité la convoitise d’un réseau organisé. Les deux voleurs agissaient sous les directives de commanditaires chargés d’écouler rapidement ce matériel de géolocalisation pour canidés sur le marché parallèle.
Une sentence judiciaire ferme pour sceller le dossier
Présentés devant la justice après un an de détention provisoire, les deux hommes âgés de 27 et 43 ans ont été fixés sur leur sort. La procureure de la République a requis la confirmation de leur peine d’un an de prison ferme déjà purgée, assortie d’une amende de 2 000 euros.
Le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône a toutefois décidé d’alourdir la sanction financière en doublant l’amende à 4 000 euros par individu. Cette décision met un terme final à une vaste opération de vols répétés à travers plusieurs départements français.