Un cri de douleur déchire le calme de l’après-midi. Puis un second, encore plus déchirant. Pour Yachine, ce son est insupportable : c’est la voix de son chien, Hugo. Pris de panique, il pense d’abord que son compagnon a mordu quelqu’un et se précipite à l’extérieur, le cœur battant.
Mais la scène qui l’attend dans la rue est bien pire que tout ce qu’il aurait pu imaginer. Son fidèle ami gît sur le bitume, gravement blessé. Des témoins, sous le choc, lui expliquent qu’une voiture vient de le percuter à toute vitesse avant de prendre la fuite, sans même ralentir.
Pour Yachine, le monde s’effondre. Hugo n’était pas un simple animal de compagnie. C’était un rescapé, un magnifique royal bourbon qu’il avait sorti de la rue il y a trois ans. Ensemble, ils avaient tissé un lien unique, une amitié indéfectible. Ce chien autrefois craintif avait trouvé un foyer paisible et coulait des jours heureux.
Un choc d’une violence inouïe
La brutalité de l’accident laisse les riverains sans voix. Un voisin qui a tout vu confirme la lâcheté du conducteur. « La personne qui l’a écrasé ne s’est même pas arrêtée », raconte-t-il, encore secoué. « Il sait qu’il a fait quelque chose de grave, mais il ne s’est pas arrêté. »
Pour Hugo, il n’y avait malheureusement plus rien à faire. Il est mort des suites de ses blessures, laissant son maître dans un chagrin immense. La violence de la collision et la fuite du responsable rendent cette perte encore plus difficile à accepter.
« C’est un acte inhumain »
Au-delà de la douleur, c’est un sentiment d’injustice et d’incompréhension qui submerge Yachine. Comment peut-on percuter un être vivant et poursuivre sa route comme si de rien n’était ? L’absence totale de compassion du chauffard le révolte au plus haut point.
« Faire autant de mal et partir sans se soucier de ce qu’il arrive à cet animal, c’est un acte inhumain », confie-t-il, la voix brisée par l’émotion. Pour que ce geste ne reste pas impuni, Yachine a immédiatement déposé une plainte pour délit de fuite. Il espère que le responsable sera retrouvé, non seulement pour Hugo, mais aussi pour que la vie, quelle qu’elle soit, soit enfin respectée.